30 juil. 2015

Tout pour la Frime - Highline au Parmelan (74)


Le week-end dernier fût bien chargé, entre highlines, bivouacs, marche d’approche au soleil, orages, waterline, apéros…
Mais commençons par le commencement : de passage par le bureau Slack, j’y croise Antoine. Après quelques détails à régler pour lui, et après avoir fini de squatter le canap’, internet et l’imprimante pour moi, nous décidons de partir poser la waterline de Duingt, 80m au-dessus du lac d’Annecy en fin de journée, il y a de moins bons moyens de terminer une après-midi… Une fois la session terminée Antoine me propose de le rejoindre lui et des amis au Parmelan pour un week-end d’ouverture de highline (oui, chez les slackers le week-end commence le jeudi après-midi).


Le rendez-vous est pris pour le soir même, 20h à Aviernoz, pour monter ensemble au chalet de l’Anglette.
Nous retrouvons là-haut Pierre, Lou, Pag, Micka, Manu et Heinrich, un Allemand très discret, qui ont déjà posé la highline du Béard dans l’après-midi. Du moins ont-ils essayé. Effectivement en arrivant sur place Antoine constate qu’ils n’ont pas pris les bons arbres et n’ont donc pas posé la bonne ligne. Sentiment de trahison, panique, de


nombreuses émotions semblent se bousculer dans la tête d’Antoine, mais après un long moment de discussion, d’engueulades, d’injures et autres confrontations physiques et verbales, deux choses sont mises en évidence : la ligne restera installée comme telle grâce à Pierre, imperturbable dans la bataille, et Antoine n’est pas venu ici pour acheter du terrain.
Nouveau venu dans le groupe, je n’hésite pas à prendre position concernant l’installation et n’importe quel détail est bon à prendre pour réprimander les malheureux installateurs.
Maintenant on le sait, la Team Slack n’est pas montée là-haut pour chauffer le banc, ni pour se faire des amis d’ailleurs.

Après avoir fait quelques essais de nuit, nous redescendons au bivouac pour manger et c’est autour d’un feu de bois et de quelques bières que nous tentons tant bien que mal de nous réconcilier. Mais la discussion sur les OVNI et les partis pris de Pierre et d’Antoine participeront à nous faire tous passer une soirée médiocre, seuls au bivouac, autour d’un feu de bois par une tiède nuit de juillet.


Le vendredi matin nous remontons à la ligne du Béard, du moins sa variante, baptisée La Pinaille en souvenirs des nombreux pinaillages autour du set up, du choix des arbres, etc… pour slacker un peu et démonter afin de passer au spot suivant.



Nous rechargeons donc les sacs de matériel, faisons le plein d’eau (pas moins de 30l à monter) et attaquons la rando sur les coups de 12h30, qui comme tout le monde le sait, est la meilleure heure pour débuter une randonnée au mois de juillet.
A noter que notre ami Manu aime se mettre des, je le cite, « défis personnels ». Effectivement, Pag ayant fait un vol en parapente le matin, n’est pas là pour le début de la randonnée. Manu ne se sentant plus de joie, décide de monter avec son sac (15kg), les deux sacs cabas pleins de bières (en verre), de bougies anti moustiques (en verre), de bouteille de vodka (en verre), de Sprite, de Schweppes, de pot de pâté (en verre aussi évidemment) soit environ 15kg, et pour finir du sac de Pag, soit encore 15kg supplémentaire environ. C’était effectivement un beau défi, et si ce n’est l’abandon du sac de Pag en cours de route, défi réussi, bravo le veau !

Après deux heures de marche, nous passons le Ritson Gap en pensant à Damien, et nous écroulons sur le spot repéré par Antoine et Estelle plus tôt. Après un repas sur le pouce nous commençons les install’. Antoine préfère se la péter en mode initiations à l’installation pendant que dans mon coin je joue la carte du solitaire sexy.
Après une heure ou deux d’installation deux nouvelles lignes sont ouvertes : la Tu Parles Trop (13m de long, 6m de haut) et Le Trou du Cheval (ou Horse’s Gap) une 40m très peu tendue avec une belle exposition sur Annecy, le tout sur ancrages naturels.


Antoine ouvre le bal sur la 40, et comme l’esprit de compétition nous anime l’un comme l’autre et que le plaisir n’est pas une composante essentielle d’une bonne session highline, les tricks s’enchainent rapidement, chaque run répond à celui du run de l’adversaire, dans l’unique but de l’écraser.







Pierre et (le) Lou se mettront également de beaux fight sur cette ligne, avec un essai particulièrement réussi pour Mr Poisson qui en passe la moitié au premier essai !






Du côté de la 13m on notera aussi de bons déblocages, avec des allers, ½ tour et retour, des expos, des marches arrière pour Micka, ça passe presque pour Louis qui tombe au trois quarts, un départ pour Estelle et de belles tentatives de Manu !






La nuit vient, et le deuxième bivouac avec elle. Nous sommes cette fois posés sur d’immenses dalles lisses bordées de larges trous dans lesquels il vaut mieux ne pas se vautrer dans le noir.
Quentin nous rejoint pour la soirée avec un ravitaillement en bière, en espérant pouvoir sauter en parachute le lendemain matin.
La soirée se passe, tout aussi morne que la première. A noter toutefois une pyramide de magnifiques fessiers à la lueur du feu, ainsi que l’arrivée nocturne d’Haël et Clémentine.


Vient l’aube, et le vent avec elle qui obligera Quentin à redescendre à pied après avoir offert à son parachute une belle promenade, puis l’orage qui nous fera nous lever les yeux encore collés pour remballer le campement, désinstaller les lignes avant d’aller se mettre à l’abri au refuge.
Là plusieurs membres de « la mission Parmelan » nous quittent (Notamment Clémentine, qui a bien apprécié l’aller-retour chargée comme un bœuf, et sans slacker) et nous restons, Antoine Pierre, Hael, Louis, Pag, Manu et moi à attendre le beau temps. Lequel ne mettra pas longtemps à revenir, et sur la proposition d’Antoine nous repartons pour poser une 35m, la Dret dans l’Pentu, qu’il avait déjà ouvert, à 5min du refuge.


La ligne est en pente, le set up n’est pas agréable, la fatigue se fait sentir et c’est ce moment-là que choisit Heinrich pour nous montrer de quel bois il est fait. Et cet homme originaire de Rhénanie du Nord n’a pas fini de nous surprendre ! Il enchaine la ligne à toutes les sauces, nous sommes scotchés !
C’est alors qu’Antoine et moi échangeons un regard qui en dit long. Oui, Heinrich Von Zimmel pourrait nous rejoindre au Panthéon de la slackline, il pourrait lui aussi devenir une superstar, et rejoindre la #TeamSlack… Il faut en parler au bureau et nous nous promettons de le faire dès lundi.



Après cette dernière highline du week-end nous redescendons vers la civilisation, et vers une bonne douche.
En compagnie des survivants nous finirons la journée par une waterline à Angon, sur la rive du lac d’Annecy, avant d’aller faire péter un petit resto bien mérité.




Le lendemain c’est reparti avec une motiv’ water dans les gorges du Fier pour poser trois lignes : 20, 50 et 110. Malgré les deux mains gauches d’Antoine qui lui font perdre un banana et une manille, les installations se passent bien, et il se rattrapera en nous montrant que s’il a deux mains gauches, il a deux pieds droits : 110m du premier coup ! Bien joué le jeune, même si ça ne l’empêchera pas de nous parler de son pauvre banana et de son pauvre compte en banque toute la journée.




Heinrich lui aussi nous étonnera, encore, en pliant « onsight » les trois lignes. Quelle machine !
La journée se terminera tranquillement entre saut de falaise, accro yoga et les habituels pinaillages de la troupe.

Dès le lundi nous appelons le bureau et convainquons facilement Thibaut de recruter Heinrich, l’Outsider. Bienvenue dans l’équipe (welcome to the team man!), slacklife bro’ !


Thibault Cheval


27 juil. 2015

Des Frenchies à Munich



A peine rentrés des Natural Games que Slack.fr nous emmène en Allemagne où est organisée la Globetrotter Slackline World Cup, première compétition de slackline en tandem !
Une nouveauté et un vrai défi car rider à deux demande technique et training intensif afin de bien connaître son partenaire et d'assurer le show...
Antoine Mesnage et moi (Romain Billard) sommes donc partis pour représenter la France face aux meilleurs mondiaux.



Alors qu'Antoine est confortablement assis en première classe de son Boeing 737, je teste le confort tout relatif du bus de nuit. Et après 13 heures de route, la conclusion est sans appel... PLUS JAMAIS !
J'arrive tout de même entier samedi matin et me décarcasse avec les rudiments d'Allemand qui me restent du collège (ich liebe dich, ein bier bitte ?!) pour trouver la Königsplatz où les organisateurs ont commencé leur installation.

Super accueil des allemands qui nous proposent direct de partir sur une waterline tendue au dessus de L'Eisbach (« ruisseau de glace ») ; joli spot pour se mettre en jambe étant donnée la chaleur de ce début d'été. Les reflets du soleil et le courant assez fort de la rivière ajoutent un peu de piment à la session !
Juste derrière la waterline, les surfers s'en donnent à cœur joie sur une vague permanente !



Avant de passer à la découverte de la gastronomie et des bières allemandes, tous les riders sont invités pour une petite visite de Globetrotter (partenaire de la compet ndlr), un shop de fou dédié aux sports outdoor sur trois étages. Alex Mason pique mon skate et se lance dans un run à plat ventre dans les allées, au grand dam des agents de sécu !

Chose promise, chose due, l'orga nous offre un bon repas et après nous avoir fait vider plusieurs fûts de Pils nous explique les nouvelles règles de ce premier contest en tandem !
On chill encore un peu à l'hôtel avec Antoine puis je ne suis pas mécontent de retrouver un vrai lit pour récupérer avant la compet.
Cette édition GSWC est aussi l'occasion d'inaugurer la première compétition féminine, avec un très beau spectacle dès le matin !Giovanna Petrucci, qui m'avait infligé une petite correction aux NG, remporte la première place haut la main !



Changement de ligne, et de hauteur (1m50 !) pour les hommes ; les riders s'échauffent et le public, venu en masse, commence à en prendre plein les yeux...
Chaque équipe a ensuite 3 minutes pour faire ses preuves, en répartissant le temps entre les deux riders ou en se lançant en duo sur la ligne.
On décide de jouer le jeu avec Antoine et après quelques tricks en solo, je le rejoins sur la ligne pour du vrai tandem !





Première expérience improvisée, tant pour lui que pour moi ; pas facile de lutter contre des monstres comme Tauri Vahesaar et Jaan Roose qui avaient déjà publié une vidéo spectaculaire de leurs exploits en duo et qui ont encore progressé dans le domaine.



En attendant la finale, les quatre meilleurs mondiaux font le show en envoyant leurs plus gros tricks.
Le match final oppose sans surprise, Jaan et Tauri à l'équipe US représentée par Alex Mason et Diego « Pichichi », et la victoire revient aux Estoniens qui ont clairement mis la barre très haut en matière de ride en tandem !



Le week-end est déjà fini, mais je reste profiter d'un jour off à Stuttgart... Encore un road trip super enrichissant, aussi bien sur le plan sportif que sur le plan humain !
On prend encore plus conscience des valeurs de la slackline en se déplaçant au delà de nos frontières et en se liant d'amitié avec d'autres riders : partage, découverte, esprit de liberté, SLACKLIFE quoi !
Merci à Thibault et Slack.fr de rendre tout ça possible, Niko pour son accueil et son aide sur place, mon acolyte Antoine, et toute la team allemande qui a mis les petits plats dans les grands pour cet événement !

Part 5 - The End : La Team Slack.fr sur le NOGRAD MAGIC TRIP

Part 1 ici
Part 2 ici
Part 3 ici
Part 4 ici
Part 5 ici


PARTIE 5 : EN ROUTE VERS TAGHIA ?!!


  Après une dizaine de jours passée à Tafraout, nous ne sommes plus qu'Etienne et moi. Taghia trotte toujours dans nos têtes et il semblerait que le moment soit arrivé pour y aller.
Tout d'abord, direction Ouarzazate rendre visite à une famille rencontrée par Etienne lors d'un précédent voyage. Au programme, du partage, du partage et encore du partage.

                                             




                                         



  Déjà le 5 avril, itinéraire choisi, en route ! Petite pause, boum, changement de programme, la route s'arrête avant le col. Direction Oussikis, pour avoir plus d'informations. On y rencontre
Lachen et Said, deux frères bien au top avec qui un projet semble se dessinait pour plus tard ! On reprend la route puis de nouveau on rencontre Brahim qui nous dit que le col ne passe pas
par là non plus à cause de la neige. Mais il connait une piste (piste du Dadès), par laquelle les camions devraient passer. Il se propose pour venir avec nous, c'est parti !
Ahah dans quoi s'est-on embarqué ? Si on avait su, on serait pas venu !

                                       


  Direction la piste ou plutôt le Oued ! 2 à 3h prévue, pour nous ce sera plutôt 2 jours. On a bien failli y laisser nos camions. Beaucoup de passages difficiles, route à construire avec des
pierres, puis butes à piocher pour ne pas toucher et tout arracher. Camions bloqués, orage, eau qui monte dans le oued, faut pas trainer ! Camions débloqués, c'est chaud !
Ce sera tout pour aujourd'hui, beaucoup trop d'émotions, on finira demain ! On s'est retrouvé à dormir au beau milieu de vraiment nulle part ! Au top !

                                       
  Lendemain, fin de la piste, un passage difficile, on pense en avoir fini avec ces missions, mais ça c'était un rêve. Je ne pourrai pas vous donner tous les détails ce serait bien trop long,
mais on en a vraiment ch... et il faut le dire, solido les camions, baptisés par la suite "Cool Raoul" et "Tronkèl Emèl"
  Bref, on en est sorti, arrivés dans un village, pause !

                               


  Malgré toutes ces émotions, on décide d'avancer encore un maximum, Taghia est encore bien loin. Nouvelle erreur de route, le doute commence à s'installer. On a beau en rêver il faut croire
que ça ne sera encore pas pour cette fois. Après réflexion, on s'y résigne et feu vers le nord. Direction Talembote, chez Abdul ! Comme la première fois, arrivée de nuit et toujours le même
accueil. Retour à la "maison".
  Première journée tranquilou, pour commencer grasse mat ! Redescente de ces 3 jours interminables de route. Et un peu de grimpe de fin de journée. Le temps n'est pas vraiment au top içi,
 on perd vite l'habitude du froid. Et Taghia nous trotte encore et toujours dans la tête. Je crois qu'on va craquer...

  Il n'en fallait pas plus pour nous motiver, tri du matos, camion prêt. En route pour l'atlas ! Cette fois la route jusqu'à Zaouiat-Ahansal se passe sans encombre, on y dépose le camion, chargement
de la mule et c'est parti pour deux heures de randonnée avant d'aperçevoir Taghia et ces immenses parois qui l'entourent !
Au programme, grande voie et portaledge.

                           


  On se décide tout d'abord pour une voie en trad "Rouge berbère", 3 à 4jours en autonomie, ça nous fait pas mal de matos à emmener, 2h de rando, on décide de tout amener sur 2jours.
On arrive en bas de cette face de 800m, je peux vous dire qu'on se sent tout petit. On décide d'entamer les 2 premières longueurs puis de bivouaquer en bas et commencer pour de bon le
lendemain. Nuit un peu agité, malgré un début sous les étoiles, c'est le vent qui se lève et la pluie qui fait son entrée au petit matin. N'ayant vraiment peu voire pas d'expérience en grimp
pour ma part, on se dit que c'est quand même un peu ambitieux même dangereux de s'embarquer dans cette voie avec des passages dans le 7b! On décide donc de rebrousser chemin et de s'attaquer
à quelque chose d'un peu plus accessible compte tenu de mon niveau.

                                       


  Notre choix se portera sur une voie équipée "Au nom de la réforme", 6c max, une nuit en portaledge ! Au top, une sacré expérience, vraiment dément de dormir dans le vide ! Une fin de trip
comme on les aime !! Mais bon toutes les bonnes choses ont une fin et il est temps de reprendre la route !

                                     

  Un voyage qui aura duré 3 mois, avec des gens justes au top. Des rencontres toujours plus belles, des moments de partage simples et efficaces dans des décors de rêve ! A quand le prochain?!!!


Credit photo : Mimi Guesdon
Sponsors : Nograd, Slack.fr



20 juil. 2015

FestiSlack 2015, un Festival de Waterline


Du 20 au 22 juillet dernier se déroulait une nouvelle fois le Festislack, sans doute le rassemblement de slackline le plus convivial et familial. Au total 13 waterlines se croisaient au dessus du Vidourle à Saint Laurent d'Aigouze sur le site d'Indiana River. Le magnifique radeau conçu pour l'édition précédente a été ré-installé pour l'occasion. Celui-ci rend la « space waterline » un peu plus accessible et encore plus fun !


Le festival accueillait pas moins 225 participants soit un bonne centaine de plus qu'en 2014. Une bonne partie de la team Slack.fr ainsi que des funambules de tout niveaux et toutes les contrées ont pu profiter de cette octopus sangulaire et vibrer au rythme des sangles et du reggae tout au long du week end.


Il y en avait pour tout les niveaux, de 23 à 120 mètres que ce soit en polyester ou nylon. Mais après 3 jours de waterline dur dur de dompter les bêtes, les esprits était fatigués, les corps n'en parlons pas... Oui la water ça marque...



On remercie Laure Millot et une belle brochette de montpellierains d'avoir eu le courage et la motivation d'organiser et de gérer le Festival cette année. On remercie également Hadri Peres improvisé speaker et Remy Bernard toujours chaud pour animer le contest de Relais-waterline ainsi que le contest de Jumpline.



On remerciera aussi spécialement Chloé pour son mantra qui résonne encore dans toutes les têtes... « solide, calme, solide, calme, solide, calme, solide, calme, solide, CAAAAAALME ! »
El Bisch



Texte & Photos : Quentin Bischoff

17 juil. 2015

Natural Games Highline - Record du Monde et Rubalise




Loin de la foule et des cris d’encouragements de la foule en délire, nous avons tenté de trouver de l’air frai en prenant de la hauteur. Ce ne fut pas une grande réussite, avouons-le. Suant sous le cagnard qui se reflétait violemment sur les parois calcaires des Gorges de la Jonte, l’installation des huit highlines officielles de ces Natural Games nous aura prit deux grosses journées grâce à l’aide  des membres de la team Slack et d’amis de bonne volontés. 







Nos amis les vautours, qui ne s’étaient jamais plaints jusqu’alors se sont vu assignés des avocats commis d’office en les représentants de la LPO et du Parc National des Cevennes. La défense, ayant la loi et les bonnes moeurs pour étendards s’est engagé à recadrer les empêcheurs de nicher en rond que sont les highliners. Dans l’idée règlementer l’accès au site de la Jonte et enrayer le « savage bolting » n’est peut-être pas une mauvaise chose. Certes. 
A l’ordre du jour, plus de nouvelles highlines dans la partie « classé » du site, et un balisage adapté aux oiseaux à mettre en place en fin de journée. La rubalise de chantier est un outil idéal pour prévenir nos amis à plumes d’un éventuel obstacle. 






Mais les Gorges de la Jonte ont aussi (et surtout) été cette année le théâtre d’un nouveau record du monde highline. Si en 2009 la King Line et ses 60 mètres représentait ce qui se faisait de plus long en la matière, cela fait déjà quelques années qu’un zéro est venu gonflé le chiffre record. Nous n’avons pas encore atteint l’aberration que serait le simple ajout d’une décimale à la longueur de la King Line, même si ça ne saurait tarder. Le nouveau record donc, a été validé par trois compères habitués des projecteurs et autres interviews télévisées, Nathan Paulin, Danny Mensik et Théo Sanson. Tout ça sans même laisser paraitre la réelle difficulté de l’exploit et sur une slack tendue au minimum. On a même entendu dire que c’était plus facile que 100m bien tendus. Les 469 mètres de MoonWalk et son petit back-up en dyneema flottaient dans les airs au grès des rafales pendant que les gars se faisaient ballotter en douceur. 
Je pense que nous pouvons aussi nous permettre citer les valeureux guerriers qui ont passé le monstre en plusieurs fois mais qui sont passé quand même, comme sieur Antony Newton, lord Guillaume Rolland ou l’indémodable Lukas Irmler. 





Nous finirons ce papier en remerciant une fois de plus toutes les personnes qui nous ont donné un coup de main pour installer et démonter ces lignes et en rappelant qu’il faut faire attention aux oiseaux parce qu’ils ne font pas attention à eux.