29 mai 2015

Part 6 (End) - Brazil : Laure Millot and Co

The End




    Après quelques jours de repos à Banquete, nous décidons d’équiper cette ligne qui nous trotte à tous dans la tête… Logistique au top, sac à dos chargés, nous retournons plus motivés que jamais pour prendre notre revanche au 3 Picos ! Nous arrivons au camping à la tombée de la nuit. Le jour suivant nous nous levons tous avec les idées claires et parés pour cette mission. Mais à peine terminé la répartition du matériel qu’une camionnette avec 5 personnes arrivent et se dirige vers nous. Parmi ces personnes se trouve le président du parc des 3 Picos, qui nous fait vite comprendre que si nous perçons des trous dans ce rocher sans demander au préalable d’autorisation, nous risquons de gros ennuis avec la justice Brésilienne. Très déçus, nous rangeons nos affaires et notre frustration au fond de nos sacs de 30 kg et nous décidons de redescendre avec en tête l’image de cette ligne imaginaire qui nous aura tant fait rêver…

On remonte chargés aux 3 Picos

Echec du projet des 3 Picos

    Retour au camp de base à Banquete afin de prendre des décisions pour la suite de notre voyage ! Notre choix se dirige alors vers le parc nacional d’Itatiaia. Pour la deuxième fois du trip nous louons une voiture et nous partons pour cette destination après avoir dit « au revoir » à Laurao, un grand monsieur qui nous a accueillis les bras ouvert dans sa belle campagne!

Le parc d’Itatiaia est entouré par la chaine de montagne de Mantiqueira et se situe à 3 bonnes heures de route de Rio de Janeiro. C’est le plus grand parc du Brésil et il est constitué d’une faune et d’une flore incroyable (250 espèces d’oiseaux). C’est dans ce lieu que nous tenterons de passer l’éponge sur notre « échec » des 3 Picos. Nous avons eu la chance de découvrir ce vaste parc par le biais de l’escalade et de la randonnée mais compte tenu de la fatigue (4 nuits blanches pour tous sauf Tristan), et du peu d’énergie des troupes, le moment n’était pas à la slackline. En revanche nous avons tout de même fait l’ascension de « las agujas negras » (les aiguilles noires- 5ème plus haute montagne du Brésil) à une altitude d’environ 2800 mètres par une randonnée de quelques heures se terminant en voie d’escalade. Une ballade parfois sport qui en valait la peine !

escalade au parc National d'Itatiaia

début de la rando aux Aiguilles noires

    Après le froid, le manque de sommeil et un poil d’énervement, nous avons décidé de prendre un peu de repos avant de nous envoler pour le Festival de Highline Gravatation à Florianopolis. Comme on dit, « après l'effort, le réconfort » et rien de mieux pour se ressourcer qu'une escale sur une île paradisiaque ! Nous sommes donc partis direction Ilha Grande, une île de 30 km de long sur 12 de large située à 150 km au sud-est de Rio. C'est sur ce petit coin de paradis que nous avons passé 3 jours à décompresser, faire de la waterline et de la pêche.



Au final, chassé par des pluies tropicales, il fut temps de reprendre le bateau pour sauter dans l’avion direction Florianopolis, capitale de l’état de Santa Catarina, située également sur une île!


Faleg sous l'orage d'Ilha Grande

Water sous une pluie tropicale


Le "Highline Festival Gravatation"! 9 jours de bonheur !


Ce festival a réuni environ 150 slackliners ! Des Brésiliens venus des 4 coins de ce gigantesque pays, quelques américains, argentins, mexicains mais aussi une bonne dizaine de frenchies! Tout ce petit monde a pu profiter de ces belles lignes tendues au-dessus de l'océan bercé au rythme des musiques Brésilienne!



     Une heure de randonnée nous sépare du spot de highline et c'est avec bonne humeur et motivation que nous avons participé avec le staff de l'évènement au montage des highlines.
Mathieu Pertus, organisateur de l’Ardèche slackline Meeting qui aura lieu du 22 au 25 mai et moi avons eu l’honneur d’être invités à ce festival. Pour ma part, j’ai été complétement enchantée par cet évènement : Les organisateurs ont été au petit soin avec tout le monde ! Une ambiance incroyable, « pura boa onda » ! Des jolies lignes ! Des milliers de sourires ! Et des filles !! Et oui car après avoir passé plus de deux mois scotché à 4 garçons, ça fait grandement plaisir de retrouver des copines !



Puis l'heure de retourner à Rio a très vite sonné et nous avons dit "hasta luego" a beaucoup mais également "hasta Rio" a toute la bande de slackliners de Sao paulo qui avait prévu de passer quelques jours là-bas aussi. Et pour terminer notre voyage au Brésil en beauté, nous avions deux projets: Pour certains tendre la 150 m de water (qui au final mesure 165) à Urca et pour d'autres, monter à Pedra de Gavea, le point le plus haut de Rio et y installer une highline.



Pedra de Gavea: Guillaume, Faleg, Tom, Caio, Heitor et moi nous sommes lancés dans 3 heures de randonnée nocturne avant de passer la nuit dans une superbe grotte avec vue spectaculaire sur tout Rio ! Le réveil de Caio a sonné vers 5h30 et nous sommes tous sortis de nos duvets accompagnés d’un sublime levé de soleil. Après en avoir pris plein la vue, nous nous sommes activés pour commencer l’installation d’une highline d’une quarantaine de mètres. Beaucoup de slackliners de Sao Paulo nous on rejoint en fin de matinée pour profiter de la journée. A notre retour chez Caio le soir, bien fatigués, nous avons retrouvé un Pierre Jean hyper motivé pour aller installer un « slack parc » à Urca !

Guillaume passe  la 70 avec facilité

Lou mentalise la ligne

 Laure Flache la ligne Espinha de Ballena


Laure traverse

Dernière journée Water à Urca





Au programme : une 15, 30 et 165 mètres de water et une midline de 45 mètres ! Un « line service » d’enfer fait par PJ et Guillerme levés depuis 6h du matin! Tout le monde s’est régalé sur ces lignes situées face au Pain de sucre. Guillaume, PJ, Alan, Jerry Miszewski et Rian Robinson nous ont vendu du rêve sur cette grande water de 165 mètres ! Il aurait juste fallu rallonger cette journée de quelques heures pour que l’un d’entre eux la traverse d’une seule traite. L’heure des adieux avec la team de Sao Paulo est arrivée : des accolades, quelques larmes, des ‘à bientôt ‘ …

Le soir même nous remontons à la favela pour faire un dernier coucou à Gideao et Stephany. La boucle est bouclée.

C’est ainsi que se clôture notre trip au Brésil ! Nous nous sommes régalés à escalader sur du granit, du calcaire, de la roche volcanique ! Nous avons équipé quelques belles highlines et des waterlines ! Nous avons pour plusieurs d’entre nous fait l’ascension de notre premier Big wall ! Nous sommes devenus les pros du portage (bien souvent pour se prendre des grosses déceptions)! Mais surtout, ce qui nous aura tous marqué dans cet immense pays, ce sont les gens ! Des gens qui ont le cœur sur la main et une énergie à revendre !

Merci à toutes ces personnes qui nous ont aidés, qui nous ont accueillis, et/ou qui se sont intéressés de près ou de loin à notre projet.
Au revoir Rio, au revoir Brésil ! Nous rentrons en France avec des étoiles dans les yeux et des souvenirs pleins la tête !

Brasil, vamos a tener muita saudaje de voce ! Ate Logo,

Toute l’équipe des frenchies !

Ardèche Slackline Meeting à la cool


Dans la lignée des rendez-vous printaniers, une bonne partie du team Slack a convergé vers l’incontournable Ardèche Slackline Meeting, dont Slack est partenaire de longue date. A la barre pour chapeauter cet évènement, le capitaine Mathieu Pertus, maniant les ficelles de l’organisation avec une nonchalance toute ardéchoise. Pour nous, gens du Nord, rigoristes et obtus, une telle désinvolture serait la cause d’un incommensurable stress. Mais ici, sur les terres de la châtaigne et de la brebis, on ne se laisse pas aller à ces hausses de tensions qui sont - parait-il - mauvaises pour le coeur. Ce mode de fonctionnement semble cependant avoir fait ses preuves car cette quatrième édition était une fois de plus une réussite.


Théo fait une pause pour mater Mimi en train de cruiser la milf 

Quel triste panorama...                                                             Thibault Cheval prend le frais de bon matin

Le festival se déroulait entre Casteljau et Les Vans avec d’un côté un site dédié comme toujours aux highlines et waterlines et de l’autre un petit « village » autour duquel on trouvait des lignes d’initiation, des longlines et une belle space waterline. Au programme du week-end, il y avait aussi des animations pour que les joyeux festivaliers n’aient pas le temps long et ne passent pas leur temps à chiller. Comme par exemple des défis qui rappelaient un peu le Winter Festi’Slack. Pas étonnant donc de voir Chloé jouer la G.O. en poussant les participants dans leurs derniers retranchements. Les lots, plus qu’attractifs, ont suscité les jalousies les plus perfides, mais même entre copains, comment résister à l’appel du pinard et de la crème de châtaigne??

La jumpline AntiPop était de sortie pour le contest

Grande finale fratricide...

Flo, tout en extension!

Angel était là pour représenter la gente féminine

Des lots tout aussi alléchants attendaient les vainqueurs du contest de jumpline qui avait lieu sur la place du village des Vans samedi soir. Pour finir dans l’originalité, Testeur et Flo se sont affrontés en finale, luttant sans merci pour une bouchée de produits du terroir. L’ami Testeur qui s’est fait rafler la mise, avait bien heureusement eu la présence d’esprit de commander sa crème de marron en avance, ne misant pas uniquement sur la victoire!

Peace, love and jumpline! 

L'ami Testeur dans toute sa splendeur

Attention, la jumpline ça rend heureux.

Le public, définitivement séduit par les surfs de Corentin

A part ça? Toujours encore de la slackline. Les 7 highlines tendues (quoique pas si tendues que ça en y regardant de près…) ont eu le succès qu’elle méritaient. Comme à la boucherie/charcuterie, on prenait son ticket et on faisait sagement la queue. Bizarrement ça se pressait moins sur les waterlines avant le milieu d’après-midi, la water à l’ombre ne comptant encore qu’une poignée d’adeptes.

Full expo pour Guillaume

Anto Newton faisait parti des machines du week-end, 100m rando.

Mimi n'a rien lâché...

En bref, ce fut un très bon week-end. A la cool, avec toute une brochette de copains se balançant sur ou sous une sangle molle. Nous en profitons pour remercier Mathieu Pertus, Lou et toute l’équipe qui s’est démenée pour que tous passent un bon moment. A l’année prochaine l’Ardèche. Yep!

...on l'a vu slacker jusqu'à l'épuisement!

Nathan "HangLoose" Paulin et Mimi la machine à highliner

Petit rafraichissement pour Nathan et Théo 

20 mai 2015

Un week-end Longline à la Campagne en famille

(English Below)


 Cela faisait plusieurs semaines que la Team Slack.fr et quelques amis avaient le projet de se retrouver le temps d'un week-end pour tenter de battre un ou des records.
Après d'âpres discussions, la date retenue était du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2015.


Jour 1 : Installation


    Au matin du jeudi 14 mai nous voilà sur le spot après s'être retrouvé chez Nicolas Margaron la veille avec une bonne partie de l'équipe. Premier constat : les cultures de colza, blé et fèves sont bien plus hautes qu'en novembre dernier lors de notre record mondial sur601 mètres. Pas de temps à perdre nous commençons le passage de la 725 mètres. Pendant que certains avancent dans les hautes herbes, d'autres scotchent les windstops et gardent la sangle plate.





    Nous sommes conscient que la cuvette n'est pas assez profonde et qu'il va être difficile de passer au dessus des plants. Une fois la ligne passée, un groupe commence le passage de la 426 mètres en polyester.
    Pendant ce temps une voiture part à la recherche d'un terrain plus approprié pour la grande ligne, en vain. Il fait beau et chaud, c'est l'heure de partager un taboulé avant d'attaquer la tension de la Moonwalk. 



     A l'aide des quadruples poulies et d'un camion, notre plus grande ligne du monde est soulevée du sol. Dynamomètre en main: objectif 2 tonnes de tension (Limite que nous nous sommes fixée). Tout ce passe bien et nous faisons régulièrement des pauses afin de laisser le temps aux fibres de se mettre en place. Après plusieurs marche-arrières, c'est bon: 20 kN.


    Il est temps d'aller tester la flèche. Etant le plus lourd c'est à moi que reviens cette mission. Au point critique je suis dans le blé et les fèves. Le record sur sangle hightech parait bien compromis mais nous ne désespérons pas, il y aura peut être que ce passage de difficile. 


    La pluie et le vent arrivent, pas le temps de tenter une traversée aujourd'hui. Nous rentrons chez Nico qui va nous préparer un délicieux filet mignon. Sur les conseils de Julien Millot, nous retournons au spot détendre la ligne pour la nuit.


Jour 2 : Pluie et vent


    Le temps est froid, humide et il y a du vent. Notre motivation légèrement entamée, nous arrivons quand même devant le champs en début de matinée. Rodé de la veille, la tension de la grande se fait vite pendant une éclaircie. Une fois la ligne tendue, le vent et la pluie se lèvent, inutile d'essayer. Nous détendons une seconde fois... Pendant ce temps une 203 mètres en polyester pour le record féminin à été tendue.




     Sous la pluie battante une partie du groupe s'en va en faire les courses. Les waterproofs en profitent pour finaliser l’installation de la 430 en Maverick. Le vent est de plus en plus fort et nous voyons les 740 et 430 entrer en résonance avec des ondulations et une flèche latérale énorme. Du jamais vu ! La 740 bouge tellement que les windstops se font arracher. Nous quittons le spot en laissant les deux lignes à de faibles tensions.



video


     La fin d'après midi sera constituée de sieste ou jeu de cartes. Avant la nuit nous partons tous voir l'état des lignes. Mimi marche une bonne partie de la 203 avant de faire un plongeon parfait dans les blés. Son dos a craqué mais plus de peur que de mal. C'est qu'elle est solide notre Mimi.






Jour 3 : Ça passe ou ça casse


    Aujourd'hui c'est le grand jour. La météo est bonne, soleil et léger vent latéral. L'équipe est au complet avec Thibaut et Julien de Slack.fr que nous retrouvons au spot en début de matinée. Les Jumpliners de la team sont aussi présent pour un week-end en famille!

    A première vue pas de dégâts, les deux grandes sont toujours la. La 740 ondule encore en résonance à cause du vent car presque tous les windstops on été arrachés. Il faut commencer par en scotcher de nouveaux sur les deux lignes avant de les tendres. Une fois ce travail effectué, nous sommes complètement trempé après avoir traversé les champs. Mais les lignes ne bougent plus du tout.
     Deux groupes se forment pour la tension des 430 et 740 mètres. Pendant ce temps les filles s'attaquent à leur 201m Maverick (polyester). Avec les véhicules on est efficace, Julien Millot se propose pour aller dans le champs tester les flèches des deux lignes qui sont assez proche. La Maverick est rapidement assez tendue pour que les plus léger ne soient pas trop dans les colzas. Quant-à la moonwalk (Dyneema/Polyester) elle est à 2 tonnes pour la troisième fois. Julien touche les fèves mais pas le sol. Il ne faut pas traîner car la ligne perd rapidement sa tension, je me prépare pour un essai.



    Me voilà au départ, perché à 4 mètres. En même temps Theo Sanson est entrain de finir sa traversée à vue de l'autre ligne. Je marche les 200 premiers mètres le plus rapidement possible afin de perdre de la hauteur. Aucunes difficultées, la ligne ne bouge pas. Malheureusement je perd la hauteur trop rapidement et me retrouve dans les blés. C'est une certitude, on ne pourra pas traverser une longueur pareil avec si peu de flèche. Je tombe alors que mes pieds sont pris entre la sangles et les épis de blés.
Bonne nouvelle à coté, Theo viens de passer le record du monde polyester (426m)! C'est maintenant Antony Newton qui se bat au sur de la ligne.



     Après ma chute, Julien toujours au milieu de la 740 lance sa corde pour essayer un départ depuis le milieu.  Alors qu'il est assis, un pied sur la ligne, celle ci disparaît en silence. Nico lance : "Elle a pété !"
Effectivement nous observons plus tard que la sangle a cassé de l'autre coté à quelques mètres du banana. Lors de la rupture elle à entraîné Julien sur un mètre déchirant sont pantalon et sa cuisse. Deux coupures moyennement profondes espacées de exactement 2,5 centimètres.



La MoonWalk installée avait déjà été tendu plusieurs fois à 20kN de tension auparavant pour le record du monde de 601m en Novembre 2014. Celle-ci avait également énormément servi tout au long de l'année à la Team Slack. Elle ne comportait pas de signe de faiblesse particulier mais présentait des signes d'usures cohérents avec son utilisation. La rupture semble avoir été provoquée par plusieurs facteurs différents :
-une installation en plein vent pendant 3 jours
-une tension très importante (20kN) pour ce type d'installation (725m), une cuvette trop petite (8m)
-une élingue en tête d'alouette comme windstopper qui a frotté sur la sangle toute la nuit à cause du vent, même scotchée (endroit de la rupture)


    Antony ne s'étant pas laissé déconcentré par la disparition de la Moonwalk termine sa traversée, également à vue, sur 426 mètres devenant le second recordman polyester!
Nous voilà en milieu de journée avec une réussite et un échec. Nous hésitons entre tenter une ligne de 650 mètres ou installer 300 mètres hightech pour les filles. Finalement les deux projets sont avortés à cause de la hauteur des cultures. L'orientation du vent rend la 203 des filles difficile, pas de traversée pour le moment.




    Théo et Antony étant plus léger que moi, je me lance sur la 430 dans l'espoir de ne pas trop m'embourber dans les plants. Après 150 mètres de colzas à lever les jambes le plus haut possible et à ne plus sentir la ligne sous mes pieds je tombe dans les fèves. Impossible pour moi de traverser avec cette tension. A l'aide des employés et du camion de Slack.fr nous la retendons à 1500 Kg. Je retourne alors sur la ligne et la traverse.
Bilan de la journée: Nouveau record du monde polyester à vue pour Theo, Antony et moi. Julien Millot qui pète le record du monde hightech de 740 mètres! Et les filles qui se sont bien battues mais n'ont pas encore traversé la 203 mètres. Maintenant c'est l'heure de rentrer chez Nico pour un grand couscous !



Jour 4 : Un beau dimanche de mai



    Après une petite grasse matinée, nous voilà au soleil dans le champs vers 11 h. C'est le dernier jour, seul les filles et Clément Fabre ont encore des objectifs. Elles veulent traverser la 201 mètres et lui la 426m. Laure Millot et Mimi Guesdon s'acharnent sur la ligne.



    De mon coté je voulais passer du temps sur la 426 en marchant le retour. Lors de la traversée je fait régulièrement des fullexpos les bras ballant et deux demi tour au milieu. Quand j'arrive au bout de la ligne Clément me dit que je n'y ai passé "que" 25 minutes...

    Après la pause sandwich a côté du barbecue des chasseurs, Clément enchaîne les essais en tombant quasiment toujours au même endroit. Il ne traversera pas aujourd'hui. Les filles n'y parviennent pas non plus. Mimi restera encore Lundi matin mais chutera sur le dos, ce sera pour la prochaine fois.

Juste avant le démontage Théo traverse lui aussi le retour de la 426m en prenant son temps : il met presque une heure. Nous la détendons sans problème laissant les arbres et cultures reprendre possession du terrain. Nous devons maintenant en trouver un nouveau pour tendre plus long.

    Ces quatre jours on été intenses en installations, rebondissements et traversées de lignes. Un grand merci à tous d'être venu et d'avoir contribué à la bonne ambiance de ce weekend. Surtout à Nico qui à hébergé les troupes. Nous remercions aussi les agriculteurs pour l'accès au terrain. 





Merci à Nathan Paulin pour l'article
Lucas CaussadeCcya Ceki, Romain Chagny pour les photos
Nicolas Margaron pour le repérage et l'hébergement de tout le monde
A tous pour la motivation et la bonne humeur sur ces 4 jours

Presse :

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A Longline week-end into the fields with the Slack.fr Team



Day 1 : Set up!


    Here we are on the longline spot on this thursday, may the 14th.The night before, we gathered at Nicolas Margaron's house. First problem : the colza and wheat crops are way higher than last time, when we set up the 601m longline world record. No time to waste, we start the 725m longline setup. While some are evolving in the high grass, others tape the webbing with wind dampeners. We already know that the bowl is not deep enough and that it will be even more difficult to walk over the crops. Anyways, once this is done, some of us already start the 426m polyester longline. While some friends try to find a better spot for the mega-longline that would never be found, the weather is sunny, and we start to rig the Moonwalk in the early afternoon.


Quadruple pulleys, one van to pull, the longest line ever rigged so far in the world gets off the ground. Our last chance limit, 2tons, the dynamometer regularly checked, everything goes pretty well. Once the 20kN reached, it's time for me to test the sag as I'm the heaviest guy of the team. At worst, the line is locked down by the high grass. The record will be hard to break this way, but we will try anyways.

Rain and wind shut down the day before even giving it a try. We go back to Nico's headquarters, where he cooked a tremendous filet mignon.

Day 2 : Rain drops and wind gusts


     Weather is cold, wet and windy. We are not really motivated, but we must give it a chance. With the van, rigging is fast and easy on the best weather window. Once rigged, winds rise up again, we have no chance in this weather, the best is to detension again, whereas the team sets up a 201m polyester for the girl record.

While some go shopping, the waterproof guys finish the 430m setup. The wind rise so much that both 426 and 725m ondulates so hard that wind dampeners are teared off the lines. We've never seen that before ! Again we go home wet and empty-handed.

The late afternoon program : sleeping and card playing. Before the night, we check the webbing. Mimi nearly sends the 201m before plunging in the wheat. The back hurts, but big girls don't cry. Mimi is one of them.



Day 3 : Walk or break

     Today is D-Day. Weather is good, sunny, with light lateral winds. The whole team is here, with Thibaut and Julien from Slack.fr just arriving. The 740m is still oscillating under the wind as nearly all the wind dampeners are gone. First thing to do, tape new ones again. The high grass are wet and soak our trousers, but lines are now flat and stable.


     2 groups divide for van rigging the 426 and 726 meters, whereas the girls attempt to walk the 201m polyester. Julien Millot waits in the middle of both line, to test the sags. The polyester Maverick is quickly set for the light guys. The hybrid dyneema/polyester Moonwalk is set at 2 tons for the third time, Julien touches the top of the high grass but not the ground. I have no time to waste and go for a try.

     Here I am, 4 meter high over the ground, meanwhile Théo ends succesfully a flash attempt on the 426m polyester line. I walk 200m rapidly to get closer to the ground. No problem technically speaking, unfortunately I walk rapidly on the wheat grass. Now it's sure I won't be able to cross such a longline with such a little sag. I fall down, my foot grabed between the wheat and the webbing.


The Moonwalk had been set several times at 20kN, for the world record of 601m in November 2014. It had also been used a lot along the year by the Slack Team. It was visually checked before and showed no particular sign of weakness, but was of course showing sign of heavy use. The breaking seemed to be due by :‏- 3 days of setup in strong winds‏- a very high tension (20kN) for this type of length (725m), on such a little bowl (8m)‏- a sling used as a wind dampener that may have caused friction during the night due to the winds, even taped (where the webbing snapped actually)


     The good news is for Théo, as he just established the polyester world record. Anthony Newton is now fighting on the 426m webbing. Right after my try, Julien wants to test a sit start in the middle of the 725m. While he's just seated on it, one foot one the webbing, the webbing silently disappears. Nico shoud : « The line snapped ! ». While snapping, the webbing tore apart Julien's pant and thigh. 2 long deep scars and burns. Anthony stays concentrated and finally flashes the 430m, becoming second recordman.



At noon, with one success and one fail, we hesitate between rigging a 650m monster or a 300m dyneema line for the girls. Finally both projects are abandonned as the crops are too high and make crossing too sketchy.
Again as the heaviest guy, I start to walk the 426m but I am rapidly stick in the colza grassy web. Impossible for me to walk at such tension, so we rigged it again with the Slack.fr van helped by the guys at 15kN. The walk is done rapidly after. New onsight polyester world record for Théo, Anthony and I. Along with Julien Millot world record of blasting the longest longline ever with his butt ! The girls did their best but the 201m remained unwalked. The evening is time for Couscous dinner party !

Day 4 : A beautiful sunday in may




      Late Morning, 11 a.m. Last day for the girls and Clément Fabre that have remaining projects. The girls focus on the 201m, while he stares at the 426m. Laure Millot and Marie-Amélie Guesdon (Mimi) give their best on the line. My daily training was to cross the 426m again doing fullexpos regularly with no arms, turning in the middle. When I finally cross the way back, Clément tells me it « only » took 25minutes...

Mid-day sandwich along with hunters. Clement will not cross today, as he falls always at the same spot. Mimi will give up on monday after a bad fall on the back, they will come back.


Right before we unrig, Théo does the way back on the 426m, slowly but surely in 1 hour. Now we leave the crops to their tranquility, and we need a longer spot to improve the record.

Those 4 days were intense with the setups, with unexpected events and many crossings. Many thanks to all the people coming during the weekend, and of course to Nico for the accomodation. We also thank the farmers for the access to the fields.


Finally, we thank Slack.fr who made this event possible.