14 déc. 2015

Metronomic, le nouveau film des Flying Frenchies - Freddy Drum'N'Gong

Film complet disponible sur BarakaFlims.com


Metronomic c'est la rencontre entre les cascadeurs des Flying Frenchies, les danseurs aériens de la Compagnie 9.81, les musiciens du groupe RadioMonkey, et l’équipe de Baraka Flims


Un savant mélange d’artistes et de sportifs de haut-vol. Un hymne au vide, entre performance et poésie contemplative.




L'un des personnages principaux de ce film, autant dans sa réalisation, que dans la préparation, a été Freddy Montigny. Vous le connaissez peut-être plutôt sous le nom de Freddy Drum'N Gong où comme membre des Flying Frenchies.
Il est l'ami d'enfance et compagnon de jeu de Julien Millot (cf : I Believe I Can Fly), et a déjà quelques cascades qui ont buzzé à son actif (voir bas de page).



Freddy Montigny, dit Drum'N Gong, avec sa batterie volante

On a profité de l'un de ses nombreux passage au bureau de la WorldCompany à Cons Sainte Colombe, entre deux séances de coutures pour lui demander quelques mots sur le film dont nous sommes partenaires/soutien.

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Comment t'es tu lancé dans ce projet avec Antoine (Moineville) ?


Ca s'est fait de fil en aiguille, grâce à de vieilles idées d'un peu tout le monde.
Je voulais refaire du spectacle de grande hauteur, en falaise. Inspiré de ce qui s'est fait les années 80/90. Comme les Arts Cordés, la Place des Anges, de la danse escalade et la danse verticale. Une pratique qui s'est un peu perdu.
Mélanger ça à de la slackline, au pendule, au concept de musique accrochée, suspendue, avec la batterie, s'est fait naturellement. Ca fait déjà longtemps que j'accrochais des gars à la guitare.

Les musiciens de Radio Monkey avec en arrière plan Nathan Paulin sur une highline de 130m


Pourquoi des slacklines dans Métronomic ?


Le monde du saut pendulaire a repris du poil de la bête grâce à la slackline, même si on utilise toujours des cordes.
L'intérêt comparé à des cordes aussi, c'est qu'il y a des slackliners. Donc ça fait parti du spectacle. C'est beau, c'est visuel.

La base du projet c'était de mélanger les pratiques, donc si on ne mettait que des cordes ça n'avait plus aucun intérêt. Ou alors on l'aurait fait dans les années 90. Mais aujourd'hui en 2015, le truc c'est de le faire avec des slacklines, des slackliners, du show, du visuel, et un mélange des disciplines et des genres.


Tancrède Melet se préparant à se larguer d'une highline en BaseJump

Comment s'est passé l'organisation sur place ?


Chacun a bien joué son rôle.
L'accroche des slacklines, les pendules et ce qu'il y avait autour, s'est auto-géré grâce aux slackliners sur place.
Notamment par Gautier Bourgard des Pyrénaline. Il a géré l'installation des pendules et le calcul des trajectoires. Il n'est d'ailleurs pas assez cité dans le film pour toute l'aide qu'il nous a apporté. Le tout avec l'aide de Théo Sanson (Team Slack.fr) et Nathan Paulin (Team Slack.fr).

La partie danse verticale était plutôt autonome grâce à la Compagnie 9,81.


La chanteuse Dalenda Mélonie Sina, du groupe Radio Monkey

La partie mise en lumière, artistique, costumes, c'était Richard, un ami d'Antoine Moineville à Chambéry. Il a bien eu la vision globale de tout ça, pour pouvoir mettre en avant la performance.

Les systèmes de largage, accrocher les musiciens et la synchronisation entre tous, ça c'est plutôt moi.

Mise en place avant les largages. ©Damien Deschamps


Les caméras, les cadres et les images, c'était Julien Nadiras et Vladimir Celier de Baraka Flims. Ils ont également dirigé la musique pour avoir quelque chose d'ordonné, qui ne part pas trop n'importe comment. Afin qu'ils puissent avoir une matière suffisamment simple et exploitable pour monter le film avec leur style.
Ils ont été aidé aussi dans les prises de vue par DamienDeschamps et Alex Marchesseau de Chamonix.


Mélange des genres. ©Damien Deschamps

Antoine Moineville s'est occupé de l'entrainement des musiciens à la remontée sur corde et l'utilisation du matériel d'escalade.
Mais aussi de la gestion logistique globale, l'anticipation. Il a été le chef d'orchestre entre les repérages, les autorisations des différents interlocuteurs et propriétaires, mais aussi sur la coordination entre les différents protagonistes du spectacle, etc. Il a géré toute l'organisation centrale du projet en fait.

En gros, sur place, chacun a joué son rôle, a pris ses responsabilités. C'est là où, le bon job a été fait, prendre les bonnes personnes, les mettre ensemble et faire en sorte que ça marche tout seul.


Images tirées du film Métronomic


Parle nous un peu plus de toi


Je suis batteur depuis que je suis bébé. Je suis né sur la batterie de mon père. J'ai toujours été dans le monde de la musique. J'ai gagné ma vie dans/de la musique de mes 15 ans à mes 25 ans. C'était vraiment mon métier.


Freddy jouant du Hang. ©Jeremy Dussauze

Je rêvais de montagne, de voyager, tout ça. C'était difficilement compatible avec la musique. Donc j'ai tout plaqué à 25 ans et je suis venu habiter en Rhône-Alpes. J'ai commencé le parapente et à me balader dans les montagnes, et voilà.

Toutes ces étapes sont des marches qui ont été gravies les unes après les autres, jusqu'à rencontrer l'escalade et le monde de la corde. Et enfin rassembler ces deux passions que sont voler et jouer de la musique.
Les mettre ensemble, c'est à la fois intégrer les compétences techniques des 2 mondes mais aussi intégrer tout le réseau de personnes autour qui permet de mettre tout ça en place.
Quand j'habitais à Orléans, on ne connaissait pas les cordistes, ni les parapentistes, ni les grimpeurs. La slackline n'était pas connu à l'époque. En tout cas, je ne l'avais pas encore rencontré.

C'est bien plus tard, quand j'ai voulu faire du spectacle aérien, que j'ai découvert le monde de la verticalité. Ce n'était pas du tout ma culture. Moi c'était plutôt conservatoire, jazz et musique classique. Et là je me suis dit « ah ouai daccord, en fait ils ont déjà tout fait les gars... ». Sauf accrocher une batterie en l'air, et encore moins sous des parapentes.
Accrocher des musiciens en l'air ça avait déjà été fait, mais les trucs bien Rock'N'Roll comme des contrebasses, batteries, des pianos, non. Donc c'était vraiment ça l'intérêt, d'aller chercher ce loufoque, cet absurde là.



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