27 sept. 2010

Highline au Grépon



Après mon point vue publié dans le post précédent: "Du rififi dans la rosette", voici l'oeil de Tancréde et le récit d'Antoine (merci à eux). Je crois qu'avec ces avis croisés nous avons un compte rendu des plus complets!


Cet été, le team ‘The Badslackliners’ a encore frappé. Et quand l’équipe se réunit, ‘c’est pas pour acheter du terrain’ … Objectif : Haute Montagne. Et oui, 4 nouveaux gaps ont vu le jour cet été dans le massif du Mont Blanc. Alors action !

Après les natural games, come on to Chamonix !!!

En attendant le retour de Ju et Jelena partis grimpé en Italie, je pars faire du repérage du coté des Aiguilles de Chamonix.
Les Ciseaux avaient attirés notre attention. La ligne étant visible de la vallée nous avait semblé logique et esthétique. En atteignant le sommet, je me retrouve à ramper à califourchon sur une arête aiguisée comme un rasoir, plein gaz ! Mais la ligne est courte et surexposée ; la chute aurait été interdite sur les 3 /4 de la longueur avec la possibilité de finir coupé en 2 sur cette lame de granite, bof…
Alors, là perché sur mon bitard, au beau milieu de ce magnifique défilé d’arêtes aériennes, je scrute tel le un vieux loup le moindre petit bout de brèche susceptible de nous convenir:

Mon regard s’arrête sur la montagne du Grépon. C'est une montagne très élancée avec une ligne d'arête sommitale crénelée absolument magnifique faite d'une succession de tours en plateforme et de brèche en granite réputé parfait.

Plus bas, la tour rouge moins aérienne mais tout aussi magnifique n’attend qu’une seul chose : être slackée pour la première fois.

à portée du refuge de l’Envers la très logique Brèche de Trélaporte (repérée l’an passé par notre Ju international).

Et enfin, très loin haut dessus, le gap monstrueux des aiguilles du diable

Trash Max au Grépon, sacré non de non !!

Nous décidons Julien, Jelena, et moi-même d’aller voir tout cela de plus près en passant par l’itinéraire du Grépon-Mer de Glace. Peu technique mais tout de même haut de 800m, nous passerons une nuit sur une plate forme de bivouac 4 étoiles 200m au dessus de l’attaque. Eprouvés, le sommet, Oooh Yeaah !! Le gap est juste là ,parfait comme nous nous l’étions imaginé ; coup de fil aux copains, la date est posée. Désormais ya plus qu’a y retourner avec slack au dos!
Quelques jours plus tard, l’équipe est au grand complet (Tancrède, Jelena, Sèb, Ju, et moi) avec pour invité d’honneur le Maestro Dam Mercier !! Nous avions l’embarras du choix, du fun à l’Envers ou bien du velu au Grépon. L’optique de la trash collective semblait être au goût du jour. Pour tout vous avouer, ce choix m’a amené à penser que là, nous partions dans un style à la St Exupéry qui tente de traverser l’Atlantique avec son vieux coucou, nous n’étions pas des avions de chasse quoi…Faut bien le dire!!! Mais bon, on était entre potes, motivés comme jamais et prêts à tout endurer.
De ce fait mais aussi du fait du poids de nos sacs (matos de highline, matos pour ouvrir, matos de bivouac, bouffe…) nous choisissons d’emprunter l’itinéraire le plus accessible et le moins long pour accéder au sommet (voie de descente par la vire du CP).

Première journée :

Il a neigé 2 jours durant avant notre départ, les faces sont plâtrées. Forcément ça change la donne ! Nous avançons doucement mais sûrement. Il commence à se faire tard, la nuit est là depuis longtemps, et la température est passée nettement en dessous de 0°. Quand la pente se redresse, nous arrivons au pied des difficultés en rocher . Le passage annoncé IV+(chamoniard…) est saupoudré de neige durcie par le gel et accompagné d’une fine couche de verglas par ci par là. Dans ces conditions quasi hivernales, au summum de ma concentration et avec mon piolet à portée de main, je m’octroie cette longueur délicate avec grand plaisir! Nous arrivons à temps au bivouac, car le moral des troupes en avait pris un coup. Jelena et Dam sont secs comme jamais. Nous nous accordons une pause dodo de 3h pour repartir le lendemain. Moelleusement installés dans la neige, nos duvets sont salvateurs.

Deuxième journée :

Le réveil

Julien, qui normalement excelle dans la motivation du réveil des troupes, nous offre là un triste concert de vomissements matinaux. Meeeerde, Ju… ‘Continuez sans moi les copains’ qu’il nous dit. On le laisse en compagnie de Jelena. Ils se feront hélitreuiller 8h plus tard, voyant que la situation n’évoluait pas…
Finalement, après un enchainement de longueurs aussi belles que difficiles (style de grimpe old-school, grosses et gros sac en prime) nous atteignons le sommet. Mais contrairement à l'alpinisme classique, l'heure n'est pas à la redescente…

Le sommet

Il faut désormais rejoindre le gap(la brèche) pour y équiper(faire des trous dans granite avec marteau, mèche et tamponoir, spit),et y installer la slack; bref, encore un chantier en perspective qui nous assurera un 2ème bivouac au Plan de l'aiguille, après une journée de 21h non-stop (bravo encore à Dam, alpiniste ultra-novice, pour son moral d’acier!). De la montagne avec un grand M que nous faisons là…
Les nuages se pointent… Le versant Chamonix est encore dégagé mais le versant Mer de Glace est désormais complètement bouché et nous offre alors un spectacle à couper le souffle de nuages qui se déchirent pile sur la ligne d'arête sur laquelle nous nous trouvons!
Ambiance dantesque! Les bitards des sommets qui nous entourent disparaissent dans des flots de nuages et réapparaissent progressivement sous forme de masses sombres et élancées. Malgré la visibilité réduite, en rien nous ne pouvons oublier que nous sommes au sommet d'une montagne au beau milieu du vide, ambiance au contraire particulièrement céleste et austère. En tant que highliner, nous sommes d'autant plus sensibles à cette ambiance, dans la mesure où désormais il est temps de traverser ce fil, traverser ce vide, traverser ces nuages, vers un autre coté a peine discernable par instant. Nous sommes 3 à avoir traversé le gap: Sèb, Tancrède et moi.

La descente

Je ne vous décrirai pas la descente, au risque de choquer les plus sensibles. Les nuages sont partout, on n’y voit goutte. Langueur et lenteur sont au rendez-vous. La nuit. Notre état n’est plus, des animaux nous sommes devenus… Groummff ! Gou ! Arg !
(un hélicoptère, à l’initiative de Sèb Montaz guide et caméraman pro, a manqué de peu de faire des images embarquées à cause des nuages, grand dommage!!)

La ci-vi-li-sa-tion !!!!

Eprouvés mais heureux, nous nous retrouvons dans la civilisation autour d’un petit dèj géant! Re-re-re Oooooh Yeaaah!!

Mais, ce matin là, Sèb n’aura pas eu le plaisir de se régaler avec nous, Monsieur avait un cours a l’Ensa histoire d’en rajouter une couche. Nous retrouvons alors Ju et Jelena qui nous apprennent la nouvelle : Ju a été victime d’une intoxication alimentaire pour avoir ingurgité de la rosette périmée !Eh oui, les temps sont dur pour les camtareux, alors Tancrède dans toute sa grandeur d’âme, dévalise régulièrement les poubelles des supermarchés, pour le bien- être de nos porte-monnaie… Pas pour le bien-être de nos estomacs… cette fois-ci !!

A suivre…


23 sept. 2010

Du Rififi dans la Rosette!

Starring : Jelena Schradi, The Bad Slackliners (Sébastien Brugalla, Tancrède Melet, Julien Millot, Antoine Moineville) et Damien

Tout a commencé en Février 2010 lorsque Julien évoqua la possibilité de me faire participer à une course en haute-montagne en vue de la réalisation d’une highline alpine. « Du lourd », pensais-je au regard de l’expédition « Dent du Géant » menée par les Bad Slackliners le mois précédent.


"Julien lors de l'expédition hivernale à la Dent du Géant."


J’ai toujours été attiré par l’alpinisme sans pour autant avoir eu la volonté nécessaire pour m’y mettre correctement (un mélange de crainte, de manque de temps et de rencontres). Cette vision de sommets ne me quittera plus jusqu’à la course du Grépon en Juillet dernier.

Après bien des changements de plan (problèmes de météo et d’agendas) et de courses, je suis parti un samedi matin à 6h00 de Strasbourg pour rejoindre Chamonix à 15h. Le Crew était là !Certains un peu fatigués… Faut dire que pendant les 10 derniers jours, ils avaient enchaînés les courses afin de s’assurer qu’un novice tel que moi pourrait en réussir une. Fort heureusement, d’ailleurs.

De suite, je remarque que leurs sacs à dos sont bien plus petits que le mien.

Après une rapide vérification, ils l’allègent du poids de l’inutile (c'est-à-dire du confort).

Nous prenons le téléphérique de l’Aiguille du Midi à 16h pour s’arrêter à Plan de l’Aiguille (2317 m). L’ambiance des retrouvailles et les perspectives de l’ascension à venir nous mettent de joyeuses humeurs durant la marche d’approche...Nous arrivons au pied du Glacier des Nantillons, chaussons les crampons et nous encordons à notre compagnon de cordée. J’ai raz la gorge d’émotion en apercevant le sommet du Grépon et la distance qui nous en sépare… L’heure tourne, il doit être 19h quand nous rejoignons la rimaye des Grands Charmoz, dès lors la course devient, pour moi, un véritable voyage initiatique, un trip de tchètchène !



De loin, la rimaye paraît être une jonction amicale entre le glacier et le rocher. De près, il s’agit plutôt d’une cavité, humide et sombre, dans laquelle on ne souhaiterait pas un seul instant glisser…Le sac à dos et les crampons n’aident en rien ma progression pénible au dessus la rimaye. Julien sait être patient.


"Illustration de la Rimaye."


La progression sur le Rognon se passe bien. Le rythme du groupe s’est fractionné. Seb et Jelena ont maintenant une belle avance, Antoine et Tancrède les suivent de peu, Julien et moi sommes bons derniers. Nous entamons, aux dires de tous, la partie dangereuse de la course : un bref passage, mais toujours risqué, sous un sérac. Le sérac c’est une lèvre de glace épaisse et dégueulasse qui demande qu’à vous benner sur la gueule. Je connaissais pas avant et bizarrement ça ne me manquait pas…


"Illustration d'un Sérac."


Julien m’averti qu’il va falloir marcher le plus rapidement possible afin d’éviter le baiser du sérac. Pendant l’accélération, le cœur a failli me faire gerber ma sédentarité, l’aurait pas fallu que cela dure plus longtemps.

La nuit tombe alors que nous apercevons le pied du Couloir Charmoz-Grépon. C’est à cet endroit que nous devions bivouaquer si l’exposition au vent, ainsi que la neige, n’avait été si présente. Je me gave de barres énergétiques en prévision de l’escalade en mode lampe frontal qui nous attend. La progression verticale nous rapproche les uns des autres. Je commence à sentir mon manque de condition physique, la fatigue s’installe mais le moral reste bon jusqu’aux alentours de 23h-24h. Toujours pas de bivouac en vue…

Je rejoins Jelena qui ne parle plus du tout en attendant l’ultime montée du CP avant le bivouac situé au-dessus. La température a chuté (probablement aux alentours des 0° degrés) et le contact des rochers glacés comme de la neige plonge mes doigts dans une onglée sournoise. J’ai les larmes à l’œil et quasiment la nausée lorsque mes doigts se réchauffent. Jelena attaque l’escalade dans la douleur. C’est de très mauvais augure car elle est bien meilleure que moi, la panique m’envahit. Merde ! J’attaque la paroi tel un sanglier traqué, je jette mes dernières forces dans ce combat.


"Anatomie d'un grimpeur qui n'a plus de discernement"


A chaque pas de ma progression, je demande à être assuré de manière très sèche afin d’éviter de perdre un seul centimètre d’ascension. Je renfougne avec subtilité toutes les fissures qui se présentent.


"Lorsque le centimètre verticale gagné importe!"


C’est en dépit du bon sens que j’atteins le bivouac (à 2h00 du matin) et retrouve mes compagnons en train de finir leur repas. Antoine et Seb se chauffent l’un l’autre pour finir la course directement et dormir sur l’un des Gendarmes. Leurs propos m’apparaissent surréalistes, pour ne pas dire complètement cons. Tancrède fait bouillir mon eau pour le repas car je suis apathique. Nos deux dadaïstes finissent par redescendre de leur sputnik cérébral pour repousser – en toute raison – l’assaut final au lever du jour. Nous installons nos sacs de couchage et essayons de dormir. Les plus habitués d’entres-nous dormirons 3 heures, les autres bien moins. Le vent glacé nous fouette le visage tout au long de la nuit.

Le réveil est agréable, les rayons du soleil donnent un côté sympathique à la montagne. Les corps sont engourdis mais le sommet n’a jamais été si proche. Nous nous levons tous à l’exception de Julien qui vide ses trippes sur la neige immaculée. Il est transi de froid et n’a pas l’air bien du tout. La veille, il a mangé de la rosette glanée par Tancrède dans une poubelle de supermarché. La rosette glanée, oui ! La rosette daubée, non !

Nous préparons le petit déjeuner et plions le camp alors que Julien continue de se répandre. Son optimisme l’amène à penser qu’il pourra nous rejoindre d’ici quelques heures pendant que son corps lui vomi que l’hélico du PGHM serait plus approprié. Mon compagnon de cordée va mal, je resterai donc à ses côtés…L’optique de quitter cet endroit hostile par les airs me plaît beaucoup, d’autant que j’ai déjà vécu mon lot d’aventures. Ce rêve secret est brisé par l’intervention de Jelena qui me souffle « Tu sais Damien, j’ai la chance de pouvoir faire cela souvent alors que toi… Je vais rester au côté de Julien ». Nous recomposons les cordées, Antoine-Tancrède, Sébastien et moi et repartons un peu après 8h00. Je renfougne mieux en plein jour, j’ai l’élégance d’un nasique. 3h30 plus tard nous arrivons au sommet. Je fais la loque sur la « Vire à bicyclette » pendant qu’Antoine et Sébastien, les grands malades, étudient l’art et la manière d’aller poser une highline au-dessus de la brèche Belfour.


"La vire à Bicyclette"


J’ai la flemme de préparer à manger (terrible erreur que je paierai cash plus tard !). Je laisse le soin à Tancrède d’aller mettre des points d’ancrage au tamponnoir sur l’une des tours du Grépon, tandis qu’Antoine et Seb rejoignent l’autre. Quel plaisir de contempler ce paysage, un moment magique et singulier que j’apprécie pleinement. Julien m’averti par SMS que finalement il redescendra en hélicoptère. Nous guettons celui-ci.

Un hélicoptère rouge et jaune s’approche à vive allure de nous pour repérer les lieux. La vitesse d’exécution des ces chirurgiens du ciel est incroyable. En moins de 10 minutes, Jelena et Julien sont hélitreuillés. Les pilotes passent saluer les artistes installant la highline. Il est 15h00 lorsque Sebastien entame la traversée de la highline. Le temps change, les nuages s’élèvent et l’ambiance devient quasi-mystique. Je suis plus qu’admiratif en regardant mes compagnons défier cette ligne de viking. Le combat d’Antoine est particulièrement stimulant et tous traverserons le Bréche Belfour d’une manière inédite. Pas un seul instant il m’est venu à l’esprit de les rejoindre, bien trop vanné pour cela…peut-être une prochaine fois avec un meilleur physique…(c’est beau de rêver !).


"Antoine dans la Highline du Grépon: grosse atmosphère!"


En une demi-heure la ligne est désinstallée. Nous sommes bien en retard puisqu’il est un peu après 16h quand nous commençons à descendre. Vraisemblablement, nous raterons la dernière benne de 18h30 pour Chamonix. Sebastien pense le contraire. « On se sort les doigts et on l’attrape ! ». Il oublie juste que dans l’équipe y’a un handicap de taille ; moi.

La délicate fissure en Z qui permet de rejoindre la vierge est un calvaire dans lequel j’ai bien failli craquer…seulement 40 minutes après notre départ. Je réalise vraiment l’ampleur du dépassement physique qui me reste à accomplir. On avance dans le brouillard, il fait froid, le vent s’en mêle et mon moral sombre. Les rappels se révèlent être lent car j’utilise de manière asynchrone U et Prussik. Mes compagnons désespèrent d’impatience en m’attendant. Sebastien révise son jugement, la dernière benne partira sans nous. En revanche, il me somme d’accélérer afin que nous puissions traverser le Rognon à la lumière du jour. Je m’exécute comme je peux alors qu’Antoine ne trouve pas la ligne de rappel stipulée dans le topo. On s’oriente dans l’inconnu et on tombe sur des relais de fortune laissés par d’autres égarés…Je me souviens particulièrement d’un relais sur un piton pourri sécurisé par des ficellous gâtés par les intempéries et l’excès d’UV.

Il est 20h30 quand nous foulons, enfin, le glacier sous les derniers rayons de soleil. J’ai la naïve impression que nous avons gagné. Seb presse le pas pour atteindre le Rognon avant la nuit. J’avance tel un zombie, le rythme des déséquilibres et autres maladresses entraînées par l’accumulation de fatigue m’inquiète. J’en veux à Seb de me pousser dans mes ultimes retranchements. La traversée du Rognon en pleine nuit devient un supplice. J’ai envie de gazer Seb. Fort heureusement, Tancrède me donne – non pas de la Rosette – mais du saumon, séché par ses soins, aux cacahuètes. Cet apport énergétique est salvateur, il m’aide à finir les lignes de rappels improvisés. La dernière marche semble interminable.

Nous arriverons un peu avant 3h du matin à l’arrêt intermédiaire. On se couche comme on peut, lessivé.


"Une ambiance mystique..."

En conclusion, j’ai jamais vécu quelque chose d’aussi intense, je me suis – paradoxalement – senti vivant, bien vivant. Les courses en haute montagne, dans ces conditions, sont réservées aux masochistes.


Merci à vous 5 de m'avoir mené là-haut...là-bas!


20 sept. 2010

Première Highline: un récit qui donne envie

Je ne peux que vous inviter à lire le post de Rémy Bernard sur sa première highline, illustré de belles photos (merci à Hélène).

Enfin, y'a eu de la casse se Weekend sur les slacks. Jérémy Folly (un slacker suisse qu'envoit le bois) et Djé (du Not'Geul) se sont abîmés. Jérémy en envoyant un Butt Bounce Korean Style à un 1m50 du sol qui a fini sur le sol, et Djé sur un Backflip qui a fini Tête sur bitume lors de la démonstration Espace Montagne à Saint Martin d'Hères.

On croise les doigts pour qu'ils s'en remettent vite!

19 sept. 2010

Slackline au Japon: compétition à Tokyo

Deux représentants hexagonaux seront à la seconde compétition japonaise de slackline organisée par notre distributeur Hiroyuki le 16 Octobre prochain. Il s'agit du Bad Slackliners Tancrède Melet (aka Tank) et d'un membre du Not Geul Crew, Jérémie Couthouis (aka Djé). Nous nous demandons bien que sera le résultat de la fusion de ces deux gangs...Va y avoir du sushi glanés et du fluo dans l'air.

La compétition sera difficile car le niveau japonais en jumpline est bon, en voici un aperçu:



A suivre!

17 sept. 2010

Skyliners ! the Next level

Skyliners Trailer from sébastien montaz-rosset on Vimeo.



Le crew des Bad Slackliners a oeuvré cet été. ils ont poussé la highline vers de nouveaux sommets! Accrochez vos petits slips, va y avoir du jeyser!

Pour plus de belles vidéos, je vous invite à découvrir le site de Sebastien Montaz:
http://www.sebmontaz.com/

Saint Martin D'Hères SLACKLINE Espace Montagne

Votre magasin Espace Montagne de Saint Martin d'Hères (près de Grenoble) accueillera ce samedi 18 Septembre parmi les meilleurs slackliners hexagonaux: Jérémie Couthuis et Mathieu Mouroux du Not'Geul Crew, Julien Millot des Bad Slackliners.
Ces trois gars sympas et talentueux vous aideront à apprendre ou progresser en trickline, jumpline, longline...

J'en profite pour remettre une vidéo d'un but highlinesque en Espagne ;-) En joie!

16 sept. 2010

Pyrenicimes 2010 - initiation Slackline


Du 8 au 9/10 Octobre prochain, je serai à Pibrac - à deux pas de Toulouse - afin de proposer une initiation au slackline ainsi que faire découvrir quelques vidéos réalisées par Sebastien Montaz (Send It Sistah) et Tancrède Melet (The Bad Slackliners Highline Session Monptellier) lors de l'édition du festival des sports de montagnes Pyrénicimes.

N'hésitez pas à venir!

13 sept. 2010

Highline en Alsace



Vous pouvez checker le topo sur la the Highliner database tenue par Julien Millot ainsi que le récit et les belles photos de Fabrice Wittner.

A noter que cette highline fût un échec de plus pour moi...et que je risque d'y retourner bientôt...si y'a des alsaciens tentés...

Festislack 1er édition

Samedi 4 septembre, départ en solitaire de Lyon. Mes compagnons d’expéditions sont retenus au bercail ce week-end. Qu’à cela ne tienne, seul, c’est plus facile de faire du stop… D’ailleurs, alors que je parlais slackline à un rebouteux local s’y connaissant en alignement des énergies, je reçois cet étrange conseil :

« Fais confiance à tes pieds »



… Ok… ce sera le thème de méditation de la semaine.

Arrivé au parc accrobranche, après quelques formalités (montage du bivouac, signature d’un petit papier me donnant le droit de me disloquer joyeusement les articulations sans répercussions sur le casier judiciaire des organisateurs), je découvre le terrain de jeu. Un petit coin rendu paradisiaque par la présence de ses lignes, élégantes, audacieuses…. Hum… pardonner moi je m’égare dans trop de lyrisme. Les lignes, disais-je, se propulsent au dessus de la rivière, poussent de tous les arbres et sont parfois garnies d’accueillants crash pads et de rassurantes cordes statiques.



Premier défi : dépasser le rivage sur la waterline de 85m tendue au dessus de la Vidourle. Vent, eau et équilibre sont des ingrédients complexes à mélanger et après des dizaines d’essais et de chutes, personne ne s’est mouillé. En respirant avec le ventre, j’arrive juste assez loin pour faire plouf… ou plutôt SHPLAAAAAAFFFF !!! Ok la petite waterline de 14m est bien plus sympathique en fait, quoi que pas donnée au premier essai.

Le soleil se couche et la fiesta commence. Le sound system nous fourni en good vibes, et malgré les bouteilles de pif qui se vident, les slacklines éclairées sont toujours bien squattées. Quand à ceux qui font la fête sans élever leur taux d’alcoolémie, on les reconnait sans peine : ils sont perchés sur la highline! En bas on se fend la poire sur la jumpline et on engage des backflip grâce au system d’assurage mis en place par Christian et Tancrède. Pendant que les lumières sont éteintes et que la plupart des gens s’initie au Marseillais (l’habitant, pas la langue) en regardant Les quatres saisons d’Espigoules , je retrouve les joies des bolas enflammées avec Marion, Jo’, Bab et d’autres. Que du bonheur je vous dis !



Le 2è jour on est bien crevé. Ca n’empêche pas Tancrède de nous faire rêver avec un enchaînement aller-retour, couché, pendu par les pieds, saut de gibbon sur la highline de 30m (avec un encordement digne de l’alpinisme des années 30). Quant à moi j’aurais fait non pas deux pas, ni trois pas mais bien UN pas sur la highline avant de renoncer. Et oui, procrastination quand tu nous tiens…



Au final, un grand merci à Fred, Christian, Tancrède, François, Titi, Anton, Elsa, Mathilde, Jean Yann, Bab, Jo’, Marion, Alex, Rémi, Bab, Pierre et tout ceux et celles dont je ne connais pas le prénom et qui on participé à organiser le festislack et à y mettre une pure ambiance. Merci aussi à l'asso des Nouveaux Funambules, et au parc accro-branche d’Indiana River qui a accepté d’héberger l’évènement pour que dalle. Parce que oui, il faut le préciser, l’accès au matos mis en place et au camping était totalement gratuit !!! Merde ça vous remue pas un peu un truc comme ça dans le monde dans lequel on vit ? En tout cas je suis maintenant un converti. PAF ou pas, je serais au rendez vous l’année prochaine.

Merci à Rémy Bernard pour ce compte-rendu et à Fred Pascal pour les photos!

3 sept. 2010

Highline's Highlights

Hugo Langel Van Erven contemplatif devant la 26m des NG


Ça y est, la rentrée des classes est passée et l'été glisse doucement vers son déclin.

Le moment idéal pour une petite rétrospective des images de slack engrangées durant ce qu'on appelle aujourd'hui sans plus de conviction "les beaux jours"

Certes, cet été aura été moins productif en photographie de slack que le précédent, mais il y eu de nombreuses sessions où l'appareil resta logé bien au chaud dans la housse.

J'ai donc dégainé l'appareil en direction d'une slackline à trois occasions différentes : les Natural Games de Millau, naturellement; un journée entre démo et initiation à Tignes et un week-end highline dans notre beau massif des Vosges.


Les petits petons teutons de Lukas Irmler


L'appel des Natural Games à été lancé par Damien et c'est sans hésiter que j'ai remis le couvert cette année. L'idée de revoir toute la troupe de l'an passé et de cruiser quelques jours avec la tribu Slack.fr était une perspective des plus réjouissante. Après deux jours à grimper entre le Boffi et la Jonte, nous nous sommes attelés au montage des 4 highlines mises en places pour l'occasion (la cinquième, de 85m est arrivée sur le tard grâce à l'initiative de Julien et d'Andy).


Antoine Moineville, surmotivé durant ces dernier NG


Au final, largement de quoi s'amuser pour tout le monde avec une petite highline d'une douzaine de mètres, puis deux jumelles de 25 et 26m. Pour les vaillants comme Seb la 40m était parfaite et la 85m était là pour permettre au mutants de montrer qu'ils étaient plus que des vaillants. Si sur le papier ça sonne un peu comme le jeu de qui à les plus grosses, chacun combatait ses démons sans se sentir pointer du doigt. Et comme l'an passé tout le monde à passé les NG avec un gros sourire collé au visage. Même ce matin où Damien nous a fait lever à 4h30 pour une série de portraits en mode "Highline matinale", même pas mal.

En se séparant à la fin de cette semaine highlinesque, nous savions que pour quelques uns d'entre nous, nous allions nous retrouver bientôt à Tignes. On s'est dit à très bientôt ou adios pour ceux qui repartaient dans leurs pays lointains ou simplement sur la route.


TIgnes, entre initiation et démo


Trois semaines plus tard, je serpentais à toute vitesse la route qui mène à Tignes pour rejoindre les Bad Slackliners. Julien, Jelena (qui veut pas en être mais est toujours présente), Tancrède et Antoine qui faisaient un blocus pour que le resto ne ferme pas avant mon arrivée. A la bourre. Pour changer.

Le brief était simple : le matin, préparation du site, highline entre deux immeubles du Val Claret et à leurs pieds trois petites slacks initiatiques. L'après-midi, on devait coacher les enfants et à 19h, boum!!! gros show de highline... on cherchait les showmen dans l'équipe. Les regards se croisaient alors qu'on souriait.


Antoine au turbin, toujours le plus assidu.


Une fois le défi de l'installation de la highline relevé et bouclé (entre un balcon des 70's et une cheminée) nous regardions notre oeuvre depuis le sol en constatant que c'était plutôt une demi-highline. La première moitié ressemblant à un parcours d'Indiana Jones où il ne fallait pas tomber sur les halogènes et autres barres de fer peuplant le toit.

L'initiation s'est bien passée, à en juger par le nombre de kids qui n'a pas décru de toute l'après-midi. Quand au show de highline, tout s'est très bien passé jusqu'à ce que la pluie arrive, repoussant le public au confins de leurs appartements de location. C'est sur cette note humide que s'est achevé notre aventure à Tignes, les parkas Tignes Développement des organisateurs ont elles aussi disparues après nous avoir remercié en déplorant l'arrivée du mauvais temps. Merci à eux, l'accueil était royal pour les gitans que nous sommes.


Damien et Julien en équilibre et Tancrède qui survole le Frankenthal


La dernière étape de l'été s'est passée dans mes contrées, là où les montagnes sont rondes et le temps variable : l'Alsace. L'idée lumineuse qui trottait dans la tête de Damien et la mienne d'ouvrir une highline dans les Vosges allait se concrétiser. Pour célébrer le fait comme il se doit nous avons proposer aux copains de se joindre à nous. La fine équipe des Bad Slackliners (Antoine en moins) s'est retrouvé à grimper, slacker et highliner au pays de la choucroute.


Jelena sur la "Soleil Fuyant" peu avant le brouillard persistant...

Le spot de highline n'était autre que l'incontournable Martinswand, près du sommet du Honeck. Le spot est idéal, un vrai highline park, dans lequel il fallu toutefois penser à la cohabitation avec les grimpeurs, histoire de ne pas bouffer les points de relais du gars qui risquait d'arriver par en dessous. Ces quelques précautions prise, l'installation a été assez rapide et tous les recoins sont accessibles. Au final notre terrain de jeu se résumait à une highline d'environ 25m pas trop gazeuse et une plus petite de15m qui elle, s'ouvrait sur les combes du Frankenthal. Nous les avons nommées respectivement Ho!Neck'A'Mouk et Soleil Fuyant, noms emprunts de poésie (contemporaine). De même nous n'avons pas dérangé trop de grimpeur. Le site était désert et en faisant attention à la météo de ce mois d'Août, tout devenait plus limpide : les grimpeurs n'aiment pas l'eau, nous, on s'en foutait bien.


Les joies du picnic en été... admirez le ciel bleu des îles!


Trois photoshoots qui nous font aujourd'hui de bon souvenirs, des moments passés ensembles à crapahuter pour ce petit rien qui nous relie. Quelques instant d'équilibre - plus ou moins précaire selon les protagonistes - qui nous poussent à nous rassembler tel des junkies à la soupe populaire de la cam.

Alors rassasiés? Pas du tout. On attend la suite!


Tancrède se promène sereinement sur la Ho!Neck-A-Mouk


(crédit photos: FAb Wittner)