3 févr. 2017

L'Espagne et Chulilla - Quentin Bischoff

9 janvier, 8h, Paris

Je quitte mon domicile, mes sacs pesant un âne mort. Le changement à la station Châtelet est délicat. Je n'arrive pas à recharger la bête sur mon dos et bouscule les moutons mécontents. Vivement l'arrivée dans la chaleur du pays des chorizos.

Je rejoins Julien et Martin à Perpignan puis direction les Pyrénées pour une nuit chez un ami. Je savoure enfin le silence d'une rivière, le bruit du doux hiver. Le lendemain nous tracerons directement à Chulilla, le but de ce voyage.

Chulilla, Espagne

C'est un joli petit village à 45 minutes de route à l’ouest de Valencia, avec de petites maisons blanches et de jolies ruelles que dominent des anciennes fortifications qui datent de la période des Romains et des Maures.
Les secteurs d’escalade se trouvent dans le canyon du Rio Turia qui serpente autour du village, si bien qu’on peut y grimper dans toutes les orientations avec une dominante de secteur à l’Est et au Nord.

On y rejoindra par hasard pleins de petits gaulois.


Aussitôt arrivé, nous partons randonner et repérer une ligne. Mathieu Pertus nous a déniché un perfo pour la journée, faut en profiter! Pas de laser, nous parions sur un spot de plus ou moins 100 mètres. On scotch et on y retourne.

Scotchage de la McFly (sangle Nylon)

La ligne est passée en moins de 2h. 120 mètres c'était juste... Ma sangle ne fait que 130 mètres.
De l'autre côté Martin attache la ligne sur un gros arbre mort backuper sur un arbre un peu plus vivace. La nuit froide tombe, nous rêverons, emmitouflé dans nos duvets, du lendemain.

Tout les matins nous sommes impatient que le soleil réapparaisse

Les matins gelés sont longs sans le soleil qui tarde à passer le flanc de la montagne en face. Nous avons élu domicile au bord d'une petite route. A trois dans un t3, on est bien à l'étroit, ça risque d'être funkie.
Une douche toutes les semaines ça suffira. Qu'à cela ne tienne, le soleil nous réchauffe vite et les couches sautent une à une. Plus tard dans la semaine, nous nous ferons réveillé puis délogé par la guardia civil, 600 euros d'amendes la prochaine fois, ça risquerais de piquer un peu.
On va devoir trouver plus rusé. Des ruines feront tout à fait l'affaire.

 Nuestro castillo

La ligne est majestueuse. Elle traverse pour la première fois cette partie du Canyon par la voie aérienne.
N'y a t il pas une part d'art éphémère dans cette installation? 130 mètres de Mcfly tendue à la poulie/linegrip. C'est pas évident, mais ça se laisse marcher.
Martin et moi aimons le challenge et puis ça ne parait pas si long et si haut. On commence rapidement à se sentir à l'aise malgré les rafales qui nous rappelle à l'ordre.




On alternera entre journée escalade et journée highline.
L'escalade ici, c'est dur. Il y a quelques voies de chauffe dans le 6 puis on passe à 7 assez rapidement. Ma jambe s'est lancé plus d'une fois dans quelques gigues incontrôlés qui m'ont fait perdre l'équilibre et ma patience.



Un peu avant notre venue, Mathieu est allé ouvrir une “petite ligne” un peu plus loin dans le canyon. On l'estime à un peu plus de 40 mètres. Elle a toute sa place dans ce V naturell vu d'en bas. Et vu d'en haut une ouverture surprenante sur tout le canyon.

Une Mcfly elle aussi, qui prend bien le vent en ce début d'après midi ensoleillé. Me laissant laisser aller sur les morceaux de “Boards of canada”, je prends mon temps, apprécie l'instant. Je me dissocie avec plaisir et marche un peu en blind.



Finalement après un peu plus de 10 jours, le mauvais temps fait sa venue. C'est la crise, direction le bar pour s'envoyer quelques peintes et prendre une décision.
Tout le monde se met d'accord, on part pour Riglos demain. Il y fera plus froid la nuit mais un grand soleil fait son apparition la journée.

Les Belges partent sur le tas. Nous passeront la nuit sous un orage dans notre château. Le lendemain les yeux encore collés, nous partons par-delà les montagnes récemment enneigés pour nous retrouver bloquer dans un village où le conducteur du chasse neige prend sa pause dans le bar. Demi tour.

Direction l'autoroute puis après une heure de route. Route bloqué. Il faudrait 2h de détour sans compter d'autres probables problèmes vu le karma du début de journée. On appelle les belges, ils sont bloqué.

Allez on rentre en France...!

26 janv. 2017

Part 2 : Voyage en Oman pour Mimi Guesdon et Laure Millot

Allez on embarque à bord en compagnie des girls du team slack.fr pour le 2ème et dernier article de ce voyage en terre inconnue!

Accrochez-vous bien Mimi est capitaine et Laurette chef de bord
«  Cap au sud capitaine » !

Et c’est ainsi que nous voilà après 1000 km au sud d’Oman dans la région du Dhofar.

ya pire comme paysage...


Les gens nous avaient décrit cette partie du pays comme plus humide et plus verte. En effet le climat est moins sec par contre tout aussi chaud ! Voir plus encore. On frise un bon 35 °C en journée et l’eau doit avoisiner les 25…
Les Omanais viennent se réfugier dans cette région l’été car il y pleut et ils y trouvent un peu de fraîcheur durant les mois caniculaires (Mascate en été ça chauffe fort : température environ 50°C).

On peut observer quelques cultures de fruits : papaye, banane, des dattiers toujours. C’est également dans cette région que se trouve l’arbre à encens (Le Lubban). Encens qui parfume les souks du pays et les demeures de ses habitants.

Après une courte nuit sur une plage de Salalah (la plus grande ville du sud) où des dauphins nous ont offert un bel accueil au petit matin nous avons poursuivis notre route encore un peu plus au sud.
C’est à Mughsail qu’on entrevoit une première waterline dans ce paysage de rêve !
Mais … à la surface de l’eau nous apercevons des « fish shark », des raies vénimeuses …. Faleg a testé pour nous 3 jours avant, il peut témoigner que ça fait très très mal !

la shark line


On se tâte donc à installer la sharkline mais bon parfois il faut savoir se résigner… alors on continue la route.

Attention dromadaire

Et donc à part du caillou, quelques palmiers, un peuple bien sympathique, à Oman, on croise beaucoup de… ???? DROMADAIRES !!!
Surtout dans le sud du pays!

Petit point naturaliste de cet article (désolée pour les puristes qui ne veulent lire que des news slackline) !
Le dromadaire est un sacré animal ! Et qui plus est, un animal sacré à Oman. Il y a des courses de dromadaires et des experts se déplacent dans tout le pays pour choisir les meilleurs spécimens.

Qui se cache derrière ces curieux ?

Cet animal accompagne l’humain depuis bien longtemps à travers ses voyages. Il l’aide à se déplacer, se nourrir, se vêtir. Il a de longs cils protégeant ses yeux, et il peut fermer ses narines pour se protéger du sable lorsqu'il vente. On le surnomme le vaisseau du désert car il peut atteindre 64km/h.
Il peut vivre une quarantaine d’année et c’est en décembre que les bébés naissent après une période de gestation de la maman d’un peu plus d’un an. Il peut boire 15 litres d’eau en une minute ! Et ne pas boire pendant des périodes allant de 2 à 5 semaines ! Sacré Bête n’est-ce-pas !

bébés dromadaires

Faleg met un run de fin de journée

C’est observé par cette tribu de dromadaires qu’on installera une première waterline.
Puis chassés par une tempête de vent, nous décidons de prendre de la hauteur les jours suivants. Nous avons eu la chance une fois de plus de sympathiser avec Salama et Ahmed, deux locaux qui se sont intéressés à nous et qui nous ont aiguillés sur des lieux où il était possible d’exercer notre pratique.

Nous sommes alors montés à Shaat, un village situé à environ 900 mètres au-dessus du niveau de la mer. Et c’est à cet endroit que nous avons pu jouer pendant 2 jours sur une highline d’une bonne cinquantaine de mètres : La Shaat Line.




Higline au coucher de soleil

Mimi sereine

Les villageois se passaient le mot et venaient en bord de falaise matins et soirs pour admirer le spectacle !

Une fois le vent retombé, nous sommes retournés sur notre plage paradisiaque dans le but d’y installer une waterline d’environ cent mètres entre 2 champignons posés en pleine mer. Et ce fut une mission accomplit et un réel bonheur !

Mimi a pété son record perso en traversant la ligne rapidement ! Et moi je me suis fait envahir d’émotion car au moment où j’allais me lever sur la ligne j’ai aperçu 2 dauphins me passer juste en-dessous!

Faleg a chassé sa première langouste et Nico nous a encore ramené quelques beaux poissons pour le repas…

Mimi la machine

 Laure en profite un max

C’est à la suite de cette journée exceptionnelle que nous avons fait nos aux-revoir à nos nouveaux amis et à cette belle région !

les aux-revoirs avec Salama

Alors on a repris la route avec cette fois comme objectif d’aller voir ce qui se passe dans la chaîne de montagne se situant à 2 heures à l’ouest de Mascate. Et après plus de 1000 km et une halte à la capitale nous sommes arrivés près du sommet du Djebel Shams (= la montagne du soleil) à environ 2000 mètres d’altitude.
Cette altitude nous a permis de profiter de la ligne pendant 2 journées sans ressentir les grosses chaleurs des jours précédents… Histoire de nous habituer à notre retour en France.

premier run Laure

Mimi en full expo

Faleg sympathise

Laure traverse en quelques catch


Et le voyage se termine ainsi. Il est déjà l’heure de retourner dans notre froide contrée !

Ce fut un voyage très enrichissant qui réconcilierai sans doute bien des personnes avec le Moyen-Orient.
C’est un des pays les plus sûrs au monde et pour les amateurs de camping sauvage nous le recommandons vivement! Oui il existe des pays sur terre où des gens d’horizons, de croyances et de religions différentes se respectent et cohabitent en paix…

Notre petite équipe espère que vous n’avez pas eu le mal de mer à la lecture de cet article. Merci à toutes les personnes qui nous ont aidés pendant ce voyage !

Et souvenez-vous All is about Balance…

A bientôt Oman Inch Allah


Accompagnées de Hector Faleg Chavez et de Nicolas Nastorg