Slack.fr depuis 2005 - It's all about balance !

19 nov. 2014

Longline World Record (Dynema) - 601m / 1972ft - Nathan Paulin et Théo Sanson


English Below

601 mètres de slackline : Quand tous les éléments sont réunis


Théo et Nathan après leur réussite sur 601m

     Après deux semaines passées en Iran j’apprends que deux records mondiaux ont été battus. En effet l’américain Jerry Miszewski, ancien détenteur du record en longline avec 494 mètres, a traversé dans le vide une highline de 305 mètres. De son côté Yuri Rhodenborgh, un jeune Hollandais, a passé 405 mètres en longline sur une sangle en polyester. C’est la saison des records, maintenant à nous de jouer! Il ne reste plus qu’à réunir les éléments nécessaires.




          Nous avions repéré un spot quelques semaines auparavant chez Nicolas Margaron. Ce dernier est dispo ainsi que Théo Sanson, le compère dans les projets fous. Pour ce qui est de la sangle Slack.fr nous à fournit 600 mètres de moonwalk que nous avons déjà utilisé pour d’autres projets. Tout repose maintenant sur la météo et l’autorisation de tendre au-dessus du champ.

Le 12 novembre au soir nous nous retrouvons Théo, Lola, Nico et Quentin venus pour immortaliser le moment. Première étape préparer la sangle afin de gagner du temps demain : le plat est fait et un wind stopper est scotché tous les 50 mètres, imaginez 600 mètres qui entre en résonnance, vous ne voudriez pas être la…

Après une petite nuit, il est l’heure du joyeux matin ! Départ pour un nouveau spot repéré par Nico la veille (l’exploitant du premier ne nous a pas donné l’autorisation). Quelques désillusions plus tard nous obtenons finalement l’accord des trois exploitants grâce aux bonnes paroles de Théo et Nico. Une première victoire, nous marcherons au-dessus de blé et de colza.

Lola, Nico et Gautier à pied d'oeuvre pour tendre le monstre

La ligne la plus logique mesure 500 mètres pour une cuvette de 6 mètres, oui c’est une certitude nous allons devoir tendre fort ! C’est parti pour l’installation, pas une minute à perdre, les jours sont courts et le mauvais temps arrive. La sangle est rapidement passée, les encrages préparés (merci Lola pour le bartassage) il ne reste plus qu’à prétendre puis tendre si l’on veut pouvoir prétendre marcher sur ce monstre. Pour cela Gauthier, PJ et Thibault tout juste arrivés en renfort nous seront d’une grande aide.

Mouflage utilisé pour la tension. Double poulie + mini double et maxi renvoi

Ca y est, assez tiré. La tension commence à être bonne nous dépassons la tonne et demi. D’après nos calculs 1700 Kg devraient largement faire l’affaire. Je suis le plus lourd c’est donc à moi d’aller tester au milieu. « Ça touche les gars, faut continuer ». Deux renvois tirés plus tard c’est bon : « Yes ! » J’entends la satisfaction dans le téléphone, oui sur des distances pareilles la voix ne porte pas assez. Deuxième victoire, maintenant « Y’a plus qu’a ».


Nathan : « on installe, on traverse et on démonte »

Tout est backupé, la ligne est prête. Je décide de ne pas trainer et de vite monter dessus pendant que la tension est bonne. J’avais pensé et dit : « on installe, on traverse et on démonte ».

Dès le premier pas je suis convaincu que c’est très largement faisable. Il n’y a plus qu’à rester concentré un moment sans se laisser surprendre. Je marche sans trop de soucis sur 250 mètres jusqu’à ce que quelques secousses dues au vent me rappellent à l’ordre. Le passage de la « bosse des colzas » est juste, juste, je suis très proche de la terre sur une trentaine de mètres. Et puis finalement c’est fait me voilà au bout, les copains on fait le déplacement depuis l’autre côté pour le check de la réussite ! Je viens de traverser la plus grande slackline du monde.

Nathan sur la fin, ça y est, c'est passé !

Pour que la mission soit totalement validée le deuxième astronaute doit aussi marcher sur la lune. Théo décide d’attendre un peu avant d’envoyer un essai sur la ligne. Pendant ce temps-là PJ, Gauthier et Nico marche sur le départ mais ça engage un peu, c’est haut. Notre félin Margaron ira même jusqu’à 80 mètres avant de rater son catch, faire un salto avant et atterrir sur les pieds. « Ouf… » Le soleil est de plus en plus bas c’est l’heure pour notre compère d’y aller.
Un petit coup de tension car la ligne à perdue et hop. Le voilà partit. Il a l’air bien sur le départ, ça avance, rien ne semble pouvoir l’arrêter. On espère tous le retrouver de l’autre coté à la fin du voyage. C’est chose faite ! Voilà Théo qui arrive au bout, encore 20 mètres, 10 mètres c’est validé ! Il a réussi, on a réussi ! Cette journée pleine de rebondissement est un accomplissement total.

Théo Sanson

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur Gauthier, expert en record de tout genre. Celui-ci devant tant de facilité de notre part s’est empressé de repérer une ligne plus longue car finalement nous n’avons fait qu’égaler le précédent record (494 m). Animé d’une motivation défiant toute épreuve il nous pousse à démonter pour préparer l’installation de demain qui, selon lui, se fera dans la même cuvette sur des arbres plus loin. La nuit est tombée il faut donc le croire sur parole et c’est reparti ! Une fois la ligne détendue et mise en place dans la nouvelle trajectoire retour au bercail pour déguster une bonne fondue à la Macaroniène en guise de récompense.


Le fondue avec toute l'équipe!

Le lendemain, au matin du 14 novembre, nous arrivons sur le spot encore plus boueux que la veille. Aujourd’hui la météo dit : «  vent suivi par la pluie dans l’après-midi ». Ca s’annonce difficile, d’autant que le coté repéré par Gauthier ne nous enthousiasme pas complètement. Mais rien n’est joué. Grâce à un gros A frame fabriqué par Nico on parvient à décaler l’encrage sur deux arbustes, espérons que ça tienne. 

Cette fois-ci la tension s’approchera plus des deux tonnes, à ne pas refaire à la maison. La cuvette n’est pas vraiment symétrique, il va falloir engager. Nico file mesurer au laser depuis le milieu et annonce 601 mètres !

A gauche Nathan Paulin, à droite, Théo Sanson

Même rituel que la veille. Tension : cette fois nous gagnons du temps et de l’énergie en utilisant la voiture de Quentin. Je vais du coté A frame pour vérifier qu’il se mette bien en place et faire le « test du plus gros » quand la ligne sera sous haute tension. Tout se passe à merveille. On atteint 1900 Kg sans soucis bien que personne n’ose trainer sous les poulies. Un peu peur quand même en allant tester la tension. C’est ok, je ne touche pas : « Encore yes ! » Le plus difficile est fait. Il faut maintenant espérer que la météo nous laisse traverser.

Etant déjà du bon côté je me prépare directement pour la grande traversée. Tout est sous contrôle, c’est repartit. Le début se fait au ras du sol, aucuns soucis à part un vent qui devient de plus en plus secouant. Je passe le point critique ou la ligne est la plus proche du sol au millimètre près, heureusement que j’ai enlevé mon pull… La principale difficulté reste le vent : la ligne décrit un arc de cercle devant moi et je me fais complètement secouer aux talons, il faut s’accrocher c’est sûrement le seul essai possible. Puis viens la zone en hauteur, ne pas regarder en bas, marcher, c’est tout. Au bout de 27 minutes enfin la délivrance. J’ai été beaucoup plus rapide que sur la 500 mètres ou nous avions tous les deux mis plus de 40 minutes, pressé par le vent et habitué de la veille. Pour la deuxième fois je viens de traverser la plus grande slackline du monde et je sais que Théo fera de même dans quelques minutes.

Nathan Paulin

Sans plus attendre, le ciel se chargeant, il marche rejoindre l’autre côté pour revenir tout droit. Acte final de ces deux journées intenses. Théo se lève au loin, tout petit à 601 mètres, et part pour traverser cette ligne à vue. Lui devra affronter le vent sur le départ puis les premières gouttes de pluies alors qu’il est au milieu. Même appréhension dans la zone en hauteur, chute interdite. Une chanson de Philippe Catherine et 35 minutes plus tard le voilà au-dessus de nos têtes le sourire aux lèvres. En deux jours nous avons installé et traversé deux monstres tous les deux ! On a marché sur la lune…
Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce record. Notamment à Nicolas Margaron pour son hospitalité. QuentinBischoff et Fabrice Wittner pour leur travail sur les images. Sans oublier Slack.fr pour leur sangle à record !


A bientôt pour le kilomètre…
Nathan



Spécifications de la ligne
Longueur (Lenght)  601 mètres (1974 Feet)
Flèche (Sag)  7 mètres (23 Feet)
Tension 18,78 kN (4222 lbf)
Sangle (Webbing) Moonwalk – 34g/m-Dyneema/Polyester

Athlètes :
   Nathan Paulin : http://nathanpaulin.com
   Théo Sanson : http://theosanson.fr




----------------------------
ENGLISH
---------------------------

601 meters slackline : When everything goes



Nathan and the hunter... picture : Quentin Bischoff

     After spending two weeks in Iran, I learn that two world records were broken. Indeed the American Jerry Miszewski, holding the previous longline world record with 494 meters, has walked a 305 meters highline. On his side, the young Dutch Yuri Rhodenborgh has walked a 405 meters longline on a polyester webbing.

     This is the record season, now it’s our turn! Now we must gather all the elements required for this project. We spotted a good place some weeks before with Nicolas Margaron. He and Théo Sanson are available at this time, those are the friends for mad projects. About the webbing Slack.fr has given us a 600 meters piece of Moonwalk that we already used for other projects. Everything depends now on the weather and the permission to use the field.

Théo Sanson

     We meet together the 12 November night with Théo, Lola, Nico and Quentin. First step: prepare the webbing for tomorrow. Twists are removed and a wind dampener is taped every 50 meters. (Imagine 600 meters of webbing starting resonating, you wouldn’t be there!)

     After a short night, it’s time for « Joyeux matin ! » We arrive at the new place spotted by Nico the day before because the farmer didn’t allowed us to use the first field. After some discussion we finally obtain the agreement of the three farmers, first victory! We will walk above wheat and rapeseed. The most obvious trajectory is 500 meters (1640 ft) with 6 meters (20 ft) depth. 
Let’s go to setup, there’s no time to lose: days are short and bad weather is coming. 
Help of Gauthier, PJ and Thibault, newly arrived, is very useful for tensioning.

Théo Sanson sur le départ
   
  The tension is beginning to be good, it’s already exceeding 1.5T. According to our calculation, 1700 Kgs (3700 lbf) should be more than enough. I am the heavier, so I have to test the tension in the middle. « It’s touching guys, we need to pull again». A few meters of rope pulled later, it’s ok : « Yes ! » I hear the satisfaction in the phone. Second victory, now « Let’s do it! ».

     Everything is backuped, the line is ready. I decided to quickly go on it, while the tension is good. I thought and said: « We set up, we send and we unset ». With the first step I’m convinced that it is easily realizable. The job is just to stay focused and avoid to get surprised. I walk without worry about 250 meters until a few shakes due to wind remind me to order. On the rapeseed hill it’s tight, I’m really low above the ground for about 30 meters. Finally it’s done, I'm at the end, my friends made the trip from the other side for the success check! I just walked the world longest slackline!

   
The spot

    To confirm the mission the second astronaut must walk on the moon too. Theo decided to wait a bit before trying the line. During this time PJ, Gauthier and Nico play on the begining. Even our cat Margaron walked 80 meters before missing his catch, making a somersault and landing on his feet. « Ouf… » Dusk is comming, it’s time for our man to go. A little retension and hop. Here he’s begining. He looks good, nothing seems to be able to stop his advanced. We all hope to find him on the other side. Here comes Theo, still 20 meters, 10 meters, it’s done! He managed it, we managed it! This day is a complete success.

    The story might have ended there but it was not count on Gauthier, our record expert . Seeing us so easy on the line, he quickly found a new opportunity for a longer line. Indeed we only equalized the Jerry’s record (494 meters- 1621 ft). Here we are in a new set up. After putting the line in his second trajectory we go back to the Nico’s home for a big fondue as a reward.

    The following day, on the 14 novembers’ morning, we arrive on the spot even more muddy than yesterday. Today the weather say: «  wind following by the rain in afternoon ». It will be difficult, especially because the spotted side by Gauthier not enthusiastic us completely. But we do not lose faith. Helped by a big A frame made by Nico we are able to moved the anchor to two little trees. The bowl is not really symmetrical, we must engage. Nico goes to the middle to measure with the laser and annouces 601 meters (1974 feets) !



A long road to go at the other end

    Same ritual as before. We save time and energy by using Quentins’ car to pull the rope. I go to the A frame’s side to make sure it take the good position. We reached 1900 Kgs (4200 lbf) easily although nobody dares to hang under the pulleys. A bit scared anyway when I going to test the tension. It's ok, I don’t touch the ground : « Yes again ! » The hardest part is done. It’s now hoped that the weather lets us the time to walk.


Nathan Paulin

   Being already on the right side I am preparing directly for the big crossing. Everything is under control, let’s go. The start is at ground level, no worries except the wind that becomes increasingly shaking. I walk over the critical point (where the line is closer to the ground) a few tenths of a millimeter, luckily I took off my sweater ... The main difficulty is the wind: line describes an arc in front of me and I'm completely shake at the heels, you have to hang it’s surely the only possible try. Then come the height zone: « don’t look down, walk, that’s all ». After 27 minutes finally the issue. I was much faster than on the 500 meters where it took more than 40 minutes to each of us, pressed by the wind and trained by the last line. For the second time I sent the longest slackline of the world and know that Theo will do the same in a few minutes.


Nathan and Nicolas Margaron, the local organizer

    The sky became grey, he walks reach the other side. Final act of these two intense days. Theo start, little far away, and goes for send this line on sight. He must fight against the wind on the beginning and the first drops of rain as he is in the middle. Same things for the dangerous area, it’s forbidden to fall. A Philippe Catherine’s song and 35 minutes later he is above our head. In two days we installed two monsters and sent both! We walked on the moon ...

Nathan Paulin
   
    Big thanks to everyone who contributed to the success of this record. Especially Nicolas Margaron for his hospitality. Quentin Bischoff and Fabrice Wittner for their work on the pictures and movie. Not to mention Slack.fr for their support and records’ webbing !
Stay tuned for the kilometer...

Nathan

Spécifications de la ligne
Longueur (Lenght) 601 mètres (1974 Feet)
Flèche (Sag) 7 mètres (23 Feet)
Tension18,78 kN (4222 lbf)
Sangle (Webbing)Moonwalk – 34g/m-Dyneema/Polyester

Athletes :
   Nathan Paulin : http://nathanpaulin.com
   Théo Sanson : http://theosanson.fr

Nathan Paulin breaking the World Record! picture : Quentin Bischoff


Libellés : , , , , , , , , , , ,

17 nov. 2014

Part 4 : En route vers la péninsule Ibérique. Laure et Faleg con "Amarillo"

Le Portugal, l’Algarve.


Nous avons quitté la magie du Torcal pour la douceur du sud du Portugal.
Dans cet article, nous allons essayer de résumer au maximum l’intense semaine que nous venons de passer dans cette région magnifique qu’est l’Algarve.

Laure traverse dans une grosse ambiance

Pour commencer, on passera une nuit à Praia da Galé, première plage que des jeunes croisés rapidement nous ont conseillée. En effet, au réveil nous découvrons de quoi faire… Très prisée des surfeurs et des skateurs, ça ride et ça annonce la couleur : ici, la détente est au rendez-vous.
Par ailleurs, l’ambiance change et on commence à ressentir de plus en plus la jonction entre la Méditerranée et l’Atlantique.

Session longue express avant que la marée ne monte

L’après-midi même, nous décollons pour Praia da Marinha, une vaste plage située à côté de Carvoeiro, un charmant village de pêcheur. Nous partons explorer les lieux et la randonnée de fin de journée nous fera fantasmer sur la possibilité d’équiper de sublimes highlines au-dessus de la mer.
Le lendemain on descend sur cette vaste crique avec un kit Reaggae 50 mètres. On y retournera un peu plus tard avec 200 mètres de maverick pour faire un peu de longue. Y’a pire comme spot…

Faleg test le kit Reagge

y'a pire comme spot!

 Laure sur une longue line de 130 mètres

Pendant ce temps, ça gamberge dans nos têtes, on s’imagine sur cette highline. Alors, le soir, on s’arme du marteau pour aller voir ce que dit la roche. Et on ne fera malheureusement que s’imaginer car le caillou est mauvais. Nous prenons la décision de ne rien équiper ici. Chaque année des falaises s’effondrent. On ne veut pas prendre de risque.

Explication de pourquoi nous n'avons pas tendu de highline à Praia Da Marinha

Frustrés mais enchantés par ces deux jours passés dans ce cadre paradisiaque, on reprend la route et on compte bien la trouver notre ligne au-dessus de l’eau.
Après une escale à Praia da Luz où l’on a fera une belle randonnée de 12 km en longeant des falaises (ne nous permettant pas de trouver notre bonheur), on se retrouve sur la pointe de la péninsule ibérique à Cabo Sao Vicente.

Paysage pris lors de la randonnée de 12 km entre Praia da Luz et Lagos

Le cap Saint Vincent, c’est ici, face à l’Océan que toutes les conditions se sont réunis afin que l’on équipe cette ligne tant recherchée!
Ce n’était pas gagné mais au final la voici, « Au fil do mundo », une highline d’environ 55-60 mètres, située sur la pointe sud-ouest de l’Europe. 50 mètres en dessous, les vagues viennent s’écraser contre les falaises avec une puissance époustouflante.

 Laure traverse dans cette grosse ambiance

Par ailleurs, nous avons eu la chance inouïe de l’équiper durant un jour doux et ensoleillé. Les pêcheurs nous ont bien fait comprendre que c’était très rare d’avoir une journée si clémente à cette époque-là et surtout orienté vers le Nord.



La pêche à la ligne!

C’est sous le regard de ces compères et avec le soleil couchant que je tente une première traversée. Je me laisse transporter par cette ambiance. Une traversée presque parfaite. Un catch au milieu et ça repart. J’enchaine ensuite les traversées, peut être une façon de remercier mère nature de tous les trésors qu’elle nous met face aux yeux. Faleg se lance sur la ligne pendant qu’au loin, le soleil plonge dans la mer. Un instant furtif et inoubliable. 


Première tentative

Premier essai de Faleg accompagné par les derniers rayons du soleil

 Le soleil est tombé dans la mer et Faleg continue son essai

Un ptit knee drop

Faleg fait la planche

Laure concentrée sur le retour, le lendemain matin

Le lendemain la météo nous permet de nous amuser sur la ligne le matin. Faleg la traverse, déterminé, se donnant jusqu’au bout. 
L’après-midi, alerte orange annoncée, on démonte tout, il est temps de continuer la route.

Et on souffle. Dernière traversée avant le démontage. ça tire sur les bras

On tient à remercier notre copain Thomas Van Eckhaute qui nous a gentiment prêté son perfo pour ce trip!!

Hasta pronto !

Faleg équipe avec le perfo de Thomas

Libellés : , , , , , , , , , ,

12 nov. 2014

Part 3 : En route vers la péninsule Ibérique. Laure et Faleg con "Amarillo"

Torcal de Antequera

Part 1 ici
Part 2 ici
Part 4 ici
laure marche sur la ligne

Tricks Faleg, une petite prière pour arriver au bout?

Après avoir laissé Fiku au train, nous décidons de passer la nuit à Gandia car cela nous permet de nous éloigner de Valence. Au petit matin, nous décidons de prendre un bain dans la mer Méditerranée. La baignade fut de courte durée pour Laure qui après trois pas dans l’eau, se fera attaquer par une Vive qui la fera couiner pendant une bonne heure.

1er Run Faleg

Les jours suivants, après avoir sillonnés à travers différents villages andalous, nous arrivons enfin à notre but : Torcal de Antequera.
Une route aménagée nous amène jusqu’à ce gigantesque parc naturel, où l’on peut observer la chaîne de montagne « Sierra de Alhama » qui sépare la ville d’Antequera au Nord, des cols de Malaga et de la mer Méditerranée au sud.

Laure fait son premier run

Nous nous retrouvons dans cet incroyable lieu, connu pour ces étranges formations karstiques, conséquence de la pluie, du vent et de la glace.
Une journée entière de repérage nous laissera bouche bée devant cet immense terrain de jeu se trouvant face à nous ! C’est à en perdre la tête tellement on s’imagine des slacklines tendues partout !
Malheureusement pour nous, la météo fait des siennes, il pleut et il fait très froid là-haut, donc nous trouvons des occupations (on cuisine des pizzas et des gâteaux au chocolat au chaud dans le camion  ), impatients d’avoir un créneau nous permettant d’équiper une ligne dans cette ambiance magique.

Faleg arrive sur la fin

La météo ne s’améliore pas mais des locaux nous disent qu’il prévoit beau le lendemain donc malgré les intempéries, on se décide à aller équiper cette ligne coûte que coûte.
On part tous les 2, chacun chargés de 30 kilos sur le dos, puis après une heure de marche d’approche c’est parti pour l’installation d’une 50 mètres environ, équipée entièrement en naturel, encerclant avec des élingues (8 mètres d’un côté et 12 mètres de l’autre) ces cairns géants. Nous grimpons avec précaution sur ces rochers vierges.

Coucher de soleil à Torcal de Antequera

18h30, la nuit tombe déjà et contre toute attente, « El Torcal » nous offre un sublime coucher de soleil, nous laissant entrevoir une belle journée highline pour le jour suivant.

La luna

Jour J : Le soleil est présent et le ciel tout bleu, grâce aux rafales de vent qui soufflent très fort. Nous avons trotté tout légers jusqu’à la ligne tant attendue, tel nos amis bouquetins, les seules mammifères que nous croiserons ce jour-là.

Nos amis les bouquetins

Double knee Faleg

Marcher sur cette ligne est un régal. On ne peut qu’être enivré par cette sensation de liberté, un peu comme si nous étions sur une île déserte.
Torcal de Antequera est un vrai paradis pour les amants de nos sports outdoor ! On recommande !  

Laure et Faleg

Faleg démarre tranquillement
Laure sur l'aller, le retour se fera sans trop de difficultés non plus

Libellés : , , , , , , ,

7 nov. 2014

Sécurité Slackline : Les Backup (FRA / ENG)


English Below

Généralités :

Un backup est un élément du système de tension permettant d'éviter les projections du matériel (dans un rayon de 1 à 2m suivant les installations), lors de la rupture d'un élément suite à une mauvaise manipulation / installation ou dus à l'usure du matériel.
Il empêchera, dans la mesure du possible, un cliquet, des poulies, ou tout autre élément d'être projeté et de heurter quelqu'un.



Une installation de slackline qui viendrait à rompre partira dans l'axe de celle-ci (entre les deux points d'ancrage). Si un élément casse, les projections se feront de part et d'autre de l'endroit ou la rupture à eu lieu, dans l'axe entre les deux ancrages.
Donc si la sangle casse, les parties métalliques se dirigeront vers les ancrages.
Si un élément métallique casse, alors des éléments métalliques peuvent être projeté en direction du pratiquant sur la sangle et de l'ancrage.


Cependant, malgré la précaution d'un backup, quelques règles sont à observer pour éviter tout accident :
Lors de la tension, mettre le backup sur le système le plus tôt possible. En effet, la rupture d'élément peut survenir également pendant la mise sous tension.

Sur un système à tendeur / palan :
  • Eloigner le plus possible son corps du tendeur (actionner l'élément de côté, bras tendu, la tête le plus loin possible de l'installation).
Sur un système de poulie :
  • Tirer sur la corde, si possible, derrière votre point d'ancrage (arbre). Sinon, se décaler légèrement du système de poulie afin d'éviter toute projection.
Ne pas oublier de retirer vos backup avant le démontage de votre ligne afin d'éviter de serrer vos noeuds et de ne plus pouvoir les enlever.
Si l'installation vient à se rompre et que le Backup est sollicité, alors le matériel devra être réformé!


Quelques techniques de backup :

Voici quelques techniques de backup à faire sur vos installations. Nous ne proposons pas LA solution, mais des solutions parmi d'autres qui fonctionnent. Beaucoup de techniques différentes existent, et il y a toujours moyen de trouver une solution pour faire un backup sur votre ligne même sans ces éléments.

Back up sur un tendeur

Avec un tendeur, l'utilisation d'une tête d'alouette pour l'installation (comme le kit cruise par exemple), n'est optimale que pour les kits d'initiations ou la tension dans la sangle est faible. Un backup restera cependant d'actualité.

L'illustration vidéo par Slacktivity :


Pour le Jumpline, l'utilisation d'élingues et de manilles reste la meilleure solution pour avoir une installation sûre.



Vidéo breaking test du backup sur la poignée d'un tendeur :


Backup sur un système de poulie



Vous pouvez également utiliser le mou de la corde de votre noeud d'arrêt, afin de faire le tour de l'arbre. Ceci en plus des backup présentés ci-dessus.


Backup sur un Sladlock Power (Banana)




Backup sur une boucle




------------------------------
English
------------------------------

Generalities :

A back up is a security system supposed to avoid projections when something breaks in your slackline setup.

Safety First!

When anything breaks in the slackline system, the elements will be more likely projected in the direction of the rigging :
  -If the webbing breaks, all the metal gear will be projected toward the anchors.
  -If a metal piece breaks, some gear might be projected toward the anchor and the slackliner.

Even with a backup, some rules have to be respected to avoid accidents :
  -During tension, set the backup as soon as possible. Breaking can happen at any time.
  -With a rachet system, pull with your body away from the system, with arms straight.
  -With a pulley system, pull the rope behind the anchor (tree), or away of the system.
  -Don't forget to unset the backup before uninstall.
If something breaks, and the backup is used, the gear need to be replaced !

Some technics :

This is not THE solution, but one among many ones. A lot of different technics are possible. There is always a way to do a backup even without these elements.

Backup on a rachet

With a ratchet, using a Girth-Hitch system is good only for basic setups. A backup is still good. Please see the Slacktivity video illustraton above.
For Jumplining, using slings and shackles is the best solution to avoid any problems.

-Use the slack of the webbing outgoing of the ratchet, to tie a knot around the tree.
-Set your backup as tight as possible.
-Please see the schema above

If you haven't enought slack webbing to do a backup, use a rope in the handle of the ratchet :


Backup on a pulley system

-Use the slack of the webbing outgoing of the Sladlock Power (banana), to tie a knot around the tree.
-If you can't, use a rope.
-Set your backup as tight as possible.
-Please see the schema above

Backup on a Sladlock Power (banana)

-Use the slack of the webbing outgoing of the Sladlock Power (banana), to tie a knot around the tree.
-If you can't, use a rope.
-Set your backup as tight as possible.
-Please see the schema above

Backup on a flat eye

-Use a rope to tie a knot around the tree.
-Set your backup as tight as possible.
-Please see the schema above

Libellés : , , , , , , , , , ,